Architecte systèmes et réseaux des territoires connectés

À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Architecte systèmes et réseaux des territoires connectés
Taylor Vick / Unsplash
Salaire net ~2 475 – 5 250 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Feux tricolores qui s'adaptent au trafic, poubelles qui signalent qu'elles sont pleines, éclairage public qui baisse quand la rue est vide : derrière ces villes « intelligentes », il y a un plan. L'architecte systèmes et réseaux des territoires connectés est celui ou celle qui dessine ce plan : quels capteurs, quels réseaux, quels serveurs, et comment tout ça se parle sans se faire pirater. Un métier de chef d'orchestre technique, à mi-chemin entre l'informatique, les télécoms et l'aménagement du territoire.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 475 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 300 € brut
Expérimenté
5 250 €
net / mois
≈ 3,7 SMIC
7 000 € brut

D'après le CIDJ, un architecte système et réseaux démarre autour de 3 500 € brut par mois — un niveau élevé qui s'explique par les 5 à 10 ans d'expérience préalable exigés. France Travail indique que la moitié des professionnels à temps plein de ce métier gagnent plus de 3 308 € nets mensuels. En rythme annuel, les fourchettes observées sur le marché vont de 45-55 k€ brut pour un profil junior à 55-75 k€ pour un confirmé, et au-delà de 75 k€ pour un senior ou un expert (soit plus de 6 200 € brut/mois). Les rémunérations sont plus élevées en ESN, chez les opérateurs et en Île-de-France ; dans la fonction publique territoriale, elles suivent les grilles indiciaires des ingénieurs territoriaux et sont généralement plus basses, mais avec un statut plus protecteur.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Diplôme d'ingénieur spécialité informatique, réseaux et télécommunications

Le métier exige un niveau bac+5 minimum : diplôme d'ingénieur en informatique, réseaux et télécommunications (Télécom Paris, IMT Atlantique, INSA, ENSEIRB-MATMECA, ESIEE, CNAM...) ou master mention réseaux et télécommunication, master mention informatique, souvent complété par un parcours orienté IoT, cybersécurité, cloud ou systèmes embarqués. Le parcours le plus fréquent démarre par un bac général (spécialités mathématiques, NSI ou physique-chimie) ou un bac STI2D, suivi d'une prépa scientifique, d'un cycle préparatoire intégré, d'un BUT réseaux et télécommunications (parcours Internet des objets et mobilité ou cybersécurité) ou d'une licence informatique, avec une admission en école d'ingénieurs ou en master à bac+3. L'alternance est très répandue et fortement valorisée. Un mastère spécialisé (bac+6) en systèmes d'information, télécoms et réseaux permet de se différencier. Attention : ce poste n'est pas un poste de débutant — comptez 5 à 10 ans d'expérience en ingénierie systèmes, réseaux ou cybersécurité avant d'accéder à une fonction d'architecte.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialité informatique, réseaux et télécommunications
Bac+5
Master mention réseaux et télécommunication
Bac+5
Master mention informatique (parcours architecture des SI, cloud ou cybersécurité)
Bac+5
Titre d'ingénieur systèmes, réseaux et cybersécurité

Diplômes envisageables

Autre
Mastère spécialisé informatique, systèmes d'information, télécommunications et réseaux
Bac+5
Titre RNCP Expert(e) en ingénierie réseaux et systèmes
Bac+5
Titre RNCP Ingénieur réseaux et systèmes
Bac+3
BUT réseaux et télécommunications, parcours Internet des objets et mobilité
Bac+3
BUT réseaux et télécommunications, parcours cybersécurité

Certifications et permis

Atout
Cisco CCNA / CCNP Enterprise Certifications réseau de référence, très souvent citées dans les offres d'architecte systèmes et réseaux.
Atout
Certifications cloud (AWS Solutions Architect, Microsoft Azure Architect) Utiles dès lors que la plateforme de données du territoire s'appuie sur du cloud public ou hybride.
Atout
TOGAF (architecture d'entreprise) Méthode standard d'urbanisation des systèmes d'information, appréciée sur les postes d'architecte.
Atout
ISO 27001 Lead Implementer / Lead Auditor Atout fort pour piloter la sécurité et la conformité des systèmes d'information territoriaux.
Atout
Permis B Souvent demandé pour les déplacements sur les sites et chantiers du territoire.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Conception d'architectures de systèmes d'information
Indispensable Réseaux et protocoles de l'IoT (LoRaWAN, Zigbee, Wi-Fi, 4G/5G)
Indispensable Cybersécurité, cryptographie et sécurisation des données
Important Interopérabilité et urbanisation du SI (API, SOA, standards ouverts)
Important Cloud, virtualisation et infogérance
Important Gouvernance de la donnée et RGPD (open data territorial)
Un plus Modélisation et rédaction de schémas directeurs techniques
Un plus Connaissance des marchés publics et du fonctionnement des collectivités

Les qualités qui comptent

Important Curiosité technologique et goût pour la veille
Indispensable Vision d'ensemble et esprit de synthèse
Important Pédagogie : expliquer la technique à des élus et des non-spécialistes
Important Rigueur et sens de l'anticipation

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'architecte systèmes et réseaux des territoires connectés conçoit la « colonne vertébrale » numérique d'une ville, d'une agglomération ou d'un réseau d'équipements publics. Concrètement, il ou elle commence par écouter le besoin : une collectivité veut suivre la qualité de l'air, gérer l'arrosage des espaces verts à distance, ou piloter son éclairage public. À partir de là, il faut choisir la technologie de communication adaptée (LoRaWAN, Zigbee, Wi-Fi, 4G/5G, fibre), décider où stockeront et transiteront les données, dessiner les schémas d'architecture et rédiger les documents techniques qui serviront de référence aux équipes de déploiement.

Une grande partie du travail consiste à faire fonctionner ensemble des systèmes qui n'ont pas été conçus pour ça : les capteurs d'un fournisseur, le logiciel de gestion d'un autre, la plateforme de données de la collectivité. C'est le travail d'interopérabilité, qui passe par des API, des standards ouverts et beaucoup de tests. L'architecte veille aussi en permanence sur la sécurité et la résilience : un réseau qui pilote des feux de circulation ou une station d'épuration ne doit ni tomber en panne, ni être piratable. Il ou elle rédige des spécifications, participe aux appels d'offres, conseille les élus et les directions techniques, arbitre les choix technologiques et suit les projets jusqu'à leur mise en service.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce principalement en bureau d'études, chez un opérateur télécom, un bureau d'ingénierie, une entreprise de services numériques (ESN), un industriel de la smart city — ou directement au sein d'une collectivité territoriale, d'une métropole ou d'un syndicat mixte numérique. Les horaires sont réguliers, en journée, et le télétravail partiel est très courant dans ce type de poste. Mais ce n'est pas un métier 100 % derrière un écran : les déplacements sur le terrain sont fréquents, pour valider l'implantation de capteurs, visiter un chantier de fibre ou rencontrer les partenaires locaux.

C'est un poste très transversal : on discute autant avec des développeurs et des techniciens réseau qu'avec des élus, des urbanistes ou des services de la voirie. Savoir expliquer un choix technique à quelqu'un qui n'y connaît rien fait partie du travail. Le rythme est celui des projets publics : des cycles longs, des budgets encadrés, des contraintes réglementaires (RGPD, souveraineté des données, marchés publics) à intégrer dès la conception.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, chantier
Comment ça évolue ?

On n'arrive pratiquement jamais à ce poste directement après les études : il se rejoint après 5 à 10 ans d'expérience comme ingénieur systèmes et réseaux, ingénieur IoT, expert cybersécurité ou chef de projet infrastructure. Ensuite, plusieurs voies s'ouvrent : se spécialiser (architecte cybersécurité, architecte cloud, architecte données territoriales), prendre la responsabilité d'un programme complet de transformation numérique d'un territoire, devenir directeur ou directrice des systèmes d'information (DSI) d'une collectivité, ou passer côté conseil en tant que consultant indépendant. Certains rejoignent aussi les industriels ou les opérateurs pour concevoir les offres smart city vendues aux territoires.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est très porteur : France Travail signale des difficultés de recrutement fortes sur ce métier, avec environ 2 543 demandeurs d'emploi positionnés et une progression de l'emploi de +32 % sur cinq ans. Environ 120 offres ont été déposées sur ce code métier au cours des 12 derniers mois — un volume modeste qui reflète le caractère émergent de l'intitulé « territoires connectés », les recrutements se faisant souvent sous les libellés plus classiques d'architecte SI, architecte réseaux ou architecte IoT. La demande est tirée par le déploiement de la fibre et de la 5G, les plans « territoires intelligents » des métropoles, la gestion de l'énergie et de l'eau par capteurs, et les exigences croissantes de cybersécurité des collectivités. 93 % des professionnels sont diplômés du supérieur et seulement 22 % sont des femmes : un secteur où les profils féminins sont particulièrement recherchés.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Architecte des systèmes d'information des territoires connectésArchitecte SOA des territoires connectésArchitecte SI territoires intelligentsArchitecte IoTArchitecte smart cityArchitecte réseaux et objets connectésArchitecte solutions territoires connectés

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur