Les débuts se font autour du SMIC ou du minimum de la convention collective des organismes de tourisme (IDCC 1909), dont la grille démarre à environ 1 845 € brut par mois pour 35 h depuis mars 2025. Avec quelques années d'expérience, une seconde langue et des responsabilités (référent qualité, hébergements, billetterie), on atteint 2 000 à 2 300 € brut ; un responsable du service accueil dépasse ces montants. S'ajoutent souvent des primes de week-end et de jours fériés, et parfois des avantages en station (forfait de ski, logement saisonnier). Les postes saisonniers en zone très touristique sont parfois payés au-dessus du plancher, faute de candidats.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible dès le niveau bac, mais le recrutement se fait de plus en plus à bac+2. La voie la plus directe après la 3e ou un bac général/technologique : le titre professionnel « Chargé d'accueil touristique et de loisirs » (niveau bac, 1 an, en lycée professionnel, en centre de formation ou en apprentissage). Le bac pro Métiers de l'accueil (parfois avec coloration tourisme) est une autre entrée possible.
La formation de référence reste le BTS Tourisme (bac+2, en initial ou en alternance), qui forme explicitement aux postes de conseiller en séjour, technicien d'accueil touristique et chargé de promotion. Il s'ouvre après un bac général, un bac techno STMG ou un bac pro avec un bon dossier, et met l'accent sur deux langues étrangères.
Pour évoluer vers l'encadrement ou la promotion touristique, on poursuit en licence professionnelle des métiers du tourisme (guide-conférencier, valorisation des territoires, e-tourisme…) ou en bachelor/master d'une école spécialisée. Beaucoup d'agents entrent aussi dans le métier par un job saisonnier, puis se professionnalisent en alternance ou via la formation continue (VAE possible sur le titre professionnel).
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Derrière le comptoir d'un office de tourisme, dans un point info d'une station de montagne, à l'entrée d'un château ou dans une agence réceptive, l'agent d'accueil touristique passe sa journée à répondre aux visiteurs — au guichet, au téléphone, par mail, sur le chat du site web ou les réseaux sociaux. Il écoute la demande (« Que faire avec deux enfants s'il pleut ? », « Quelle randonnée pour la journée ? »), puis propose un programme sur mesure : sites à visiter, hébergements, restaurants, événements du week-end.
Au-delà du conseil, il vend et réserve : billetterie de spectacles ou de musées, visites guidées, forfaits de ski, activités de loisirs, boutique de produits locaux. Il gère aussi la caisse en fin de journée, tient à jour la base de données touristique du territoire (Apidae, Tourinsoft…), réapprovisionne les présentoirs de brochures, affiche les nouveautés et rédige parfois des contenus pour le site internet ou les réseaux sociaux. Selon les structures, il collecte la taxe de séjour, réalise des enquêtes de satisfaction, participe à l'organisation de fêtes et d'animations locales, ou tient un stand « hors les murs » sur un marché ou un salon.
Le métier s'exerce debout ou assis face au public, dans un espace d'accueil ouvert largement : les offices de tourisme fonctionnent le week-end, les jours fériés et pendant toutes les vacances scolaires — donc au moment où les autres sont en congé. Les horaires sont variables et souvent décalés, avec des amplitudes larges en haute saison (été sur le littoral, hiver en montagne) et des périodes beaucoup plus calmes le reste de l'année. Le contact est permanent : il faut garder le sourire face à des visiteurs fatigués, gérer les réclamations et jongler entre plusieurs langues, l'anglais étant quasi incontournable.
Une grande partie des postes est saisonnière (CDD de 3 à 6 mois), ce qui en fait une excellente porte d'entrée dès 18-20 ans, avant de décrocher un CDI dans une structure permanente. Le télétravail est très marginal : la présence physique face au public est le cœur du métier, même si quelques tâches (mise à jour de la base de données, community management) peuvent occasionnellement se faire à distance.
Avec de l'expérience, on peut se spécialiser : référent qualité (démarche Qualité Tourisme), référent hébergements et taxe de séjour, chargé de la billetterie ou des groupes, community manager de la destination. L'étape suivante est souvent responsable du service accueil, puis chargé de promotion ou de développement touristique, et à terme directeur d'office de tourisme (avec une formation complémentaire type licence pro ou master).
Les compétences acquises — relation client, langues, connaissance du territoire, vente — s'exportent facilement vers les agences de voyages (conseiller voyages, forfaitiste), la réception en hôtellerie, l'accompagnement de groupes, l'événementiel ou l'accueil dans les grands sites culturels et les parcs de loisirs.
La France compte plus de 1 500 offices de tourisme, qui représentent environ 10 000 emplois, auxquels s'ajoutent les agences réceptives, les grands sites, les parcs de loisirs, les villages vacances et les stations. Les recrutements sont nombreux mais très saisonniers : beaucoup de CDD d'été (littoral, campagne) et d'hiver (montagne), et un nombre plus limité de CDI dans les structures permanentes, où la concurrence est réelle. Les recruteurs peinent à trouver des profils maîtrisant une ou deux langues étrangères et à l'aise avec les outils numériques (réservation en ligne, réseaux sociaux, base de données touristique) : ces compétences font toute la différence. Le saisonnier reste la meilleure porte d'entrée pour se faire repérer et décrocher ensuite un poste durable.