Affréteur / Affréteuse

Affréteuse
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
Voir une vidéo
Affréteur / Affréteuse
Haris Illahi / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 2 964 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Un client a 20 tonnes de marchandises à envoyer de Lyon à Barcelone en 48 h : l'affréteur trouve le camion, le bateau ou l'avion qui fera le job, négocie le meilleur prix et suit la livraison jusqu'au bout. C'est le chef d'orchestre du transport de marchandises, à la fois négociateur, organisateur et pompier de service quand un imprévu survient. Un métier de bureau qui bouge vite, très recherché, où l'on gagne à faire la différence sur chaque euro négocié.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
2 964 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
3 800 € brut

En début de carrière, un affréteur gagne généralement entre 2 000 € et 2 200 € bruts par mois (certains postes juniors démarrent plus bas, autour du SMIC, notamment en sortie de bac pro). Avec 3 à 7 ans d'expérience, la fourchette monte à 30 000 € – 40 000 € bruts annuels, soit environ 2 500 € à 3 350 € bruts mensuels. Les profils seniors et les spécialistes de l'affrètement aérien ou maritime dépassent régulièrement 40 000 € bruts annuels. Particularité du métier : une part variable importante, sous forme de primes ou de commissions indexées sur les marges réalisées — elle peut représenter plusieurs milliers d'euros par an et fait une vraie différence sur la fiche de paie.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA)

La voie la plus directe est le BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA), en 2 ans après le bac, très souvent suivi en alternance — un vrai plus, car les recruteurs valorisent l'expérience terrain. Le BUT Management de la logistique et des transports (MLT, bac+3) est l'autre grande porte d'entrée, avec un profil plus polyvalent orienté supply chain.

On peut aussi commencer plus tôt avec un bac pro Organisation de transport de marchandises (OTM), qui mène d'abord à des postes d'assistant d'exploitation ou d'agent d'affrètement, puis à celui d'affréteur avec l'expérience — la promotion interne est très courante dans ce secteur. À bac+3, la licence pro Logistique et transports internationaux et les bachelors des écoles spécialisées (AFTRAL/ISTELI, Promotrans, ESLI) sont des voies solides. Un master (bac+5) en logistique, achats ou droit des transports ouvre plutôt vers l'encadrement.

AFTRAL et Promotrans sont les deux grands réseaux de formation du secteur et proposent la plupart de ces diplômes en apprentissage. Un stage ou une alternance dans un service d'affrètement est vivement recommandé : c'est là qu'on apprend la négociation réelle. Bon niveau d'anglais indispensable pour l'international.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA)
Bac+3
BUT Management de la logistique et des transports (MLT)
Bac
Bac pro Organisation de transport de marchandises (OTM)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence professionnelle mention Logistique et transports internationaux
Bac+5
Master mention Gestion de production, logistique, achats

Certifications et permis

Atout
Attestation de capacité professionnelle de commissionnaire de transport Non exigée pour être affréteur salarié, mais obligatoire pour créer ou diriger sa propre entreprise de commission de transport (inscription au registre tenu par la DREAL).
Atout
Titre de circulation aéroportuaire Indispensable pour l'affrètement aérien dès que le poste suppose d'accéder aux zones réservées d'un aéroport.
Atout
Formation marchandises dangereuses (ADR / IATA DGR / IMDG) Très valorisée pour affréter des produits chimiques, inflammables ou classés dangereux — une spécialité mieux rémunérée.
Atout
Certification d'anglais professionnel (TOEIC, LinguaSkill) Un atout net sur les postes d'affrètement international, où l'anglais est la langue de travail quotidienne.
Atout
Permis B Utile pour se déplacer chez les clients, les transporteurs partenaires ou sur les plateformes logistiques, souvent mal desservies.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Négociation d'achat et de vente de prestations de transport
Indispensable Réglementation des transports et documents (CMR, lettre de voiture, Incoterms, douane)
Indispensable Anglais professionnel à l'écrit et à l'oral
Important Calcul de coût de revient, de tarif et de marge
Important Maîtrise d'un logiciel TMS et des outils bureautiques
Important Connaissance des modes de transport et de la géographie des flux
Un plus Gestion des litiges et des réclamations clients

Les qualités qui comptent

Important Résistance au stress et à la pression des délais
Indispensable Réactivité et prise de décision rapide
Indispensable Ténacité commerciale et sens de la négociation
Important Organisation et rigueur administrative
Important Aisance relationnelle et sens du service client

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence souvent par les demandes clients : un lot de palettes à envoyer, un conteneur à faire partir du Havre, une livraison urgente à assurer. Pour chaque demande, l'affréteur étudie le besoin (volume, poids, délai, nature de la marchandise), identifie la meilleure solution de transport et interroge son réseau de transporteurs partenaires. Il négocie les tarifs, sélectionne le prestataire, établit le contrat de transport et vérifie que tous les documents sont conformes (lettre de voiture, CMR, documents douaniers, Incoterms pour l'international).

Ensuite vient le suivi : où est le camion, le bateau a-t-il bien chargé, la livraison passera-t-elle dans les délais ? Quand un problème arrive — retard, panne, marchandise abîmée, chauffeur bloqué —, c'est lui qui gère le litige et rappelle le client. Entre-temps, il surveille en permanence la rentabilité de ses dossiers : le prix d'achat, le prix de vente, la marge dégagée. Téléphone, e-mail et logiciel TMS (Transport Management System) sont ses trois outils permanents.

Les conditions de travail

L'affréteur travaille en bureau, au sein d'une commission de transport, d'un transporteur, d'un commissionnaire, d'un prestataire logistique ou du service transport d'une entreprise industrielle ou commerciale. Les bureaux sont souvent installés à proximité des grandes plateformes logistiques, des ports (Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque) ou des zones aéroportuaires.

Le rythme est soutenu et irrégulier : la charge varie fortement d'un jour à l'autre et les heures supplémentaires sont fréquentes, car un dossier ne se met pas en pause. Il faut être joignable, réactif et savoir gérer plusieurs urgences en même temps. Le télétravail est possible partiellement, mais beaucoup d'entreprises privilégient la présence en équipe pour la réactivité. L'anglais est indispensable dès qu'on touche à l'international, et une partie de la rémunération dépend souvent des marges réalisées.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, entrepôt, port
Comment ça évolue ?

Avec quelques années d'expérience, on peut se spécialiser sur un type de flux à forte valeur : marchandises dangereuses (ADR), transport sous température dirigée, transport exceptionnel, affrètement aérien ou maritime — des niches mieux rémunérées. L'évolution classique mène ensuite vers des postes de responsable d'affrètement, responsable d'exploitation, responsable d'agence ou directeur commercial transport.

Certains passent côté client (responsable transport chez un industriel ou un distributeur) ou créent leur propre société de commission de transport : cela suppose alors d'obtenir l'attestation de capacité professionnelle de commissionnaire de transport et de s'inscrire au registre tenu par la DREAL. Les passerelles vers le transit, la douane ou la supply chain sont également nombreuses.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le transport-logistique emploie plus de 1,6 million de salariés en France et prévoyait environ 195 400 recrutements en 2025. Le secteur reste en tension : trop peu de candidats formés, de nombreux départs à la retraite et un déficit d'image freinent les embauches. L'affréteur fait partie des profils activement recherchés, aux côtés des exploitants transport et des responsables d'exploitation. Le profil le plus disputé est l'affréteur confirmé (3 à 7 ans d'expérience) : c'est à ce moment que la négociation salariale a le plus d'effet. L'alternance est une porte d'entrée très efficace, beaucoup d'entreprises recrutant leurs apprentis à l'issue de leur formation. Les bassins d'emploi se concentrent autour des grands axes logistiques : Île-de-France, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille-Fos et les zones frontalières.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Affréteur / Affréteuse transport routierAffréteur / Affréteuse transport maritimeAffréteur / Affréteuse transport aérienAffréteur / Affréteuse transport fluvialAffréteur / Affréteuse transport internationalAffréteur / Affréteuse terrestre internationalAffréteur / Affréteuse transport terrestreAgent / Agente d'affrètementEmployé / Employée du service affrètementNégociateur / Négociatrice transportChargé / Chargée d'affrètementFreight forwarderCommissionnaire de transport

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entrepriseApprenti / Alternant