Trader

À partir du Bac +5 Emploi : Difficile
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Trader
Jakub Żerdzicki / Unsplash
Salaire net ~2 475 – 7 500 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le trader achète et vend des actions, des devises, des matières premières ou des produits dérivés sur les marchés financiers, pour le compte d'une banque ou de ses clients. Écrans partout, décisions en quelques secondes, chiffres à analyser en continu : c'est un métier de sang-froid et de maths. Très bien payé, mais aussi très sélectif et très intense.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 475 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 300 € brut
Expérimenté
7 500 €
net / mois
≈ 5,3 SMIC
10 000 € brut

Un trader débutant gagne entre 3 300 et 5 000 € brut par mois de salaire fixe (soit environ 45 000 à 65 000 € brut par an), auxquels s'ajoute un bonus indexé sur ses performances. Après 3 à 7 ans, la rémunération fixe atteint couramment 6 000 à 10 000 € brut par mois. La particularité du métier tient à la part variable : le bonus peut représenter de 50 % à plus de 100 % du fixe, ce qui explique les rémunérations spectaculaires évoquées pour les seniors (100 000 à 300 000 € brut annuels, voire davantage sur les dérivés, le change ou les matières premières). L'envers du décor : cette part variable peut fondre fortement lors d'une mauvaise année ou d'une crise de marché.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention finance (parcours finance de marché, ingénierie financière)

Le métier est accessible presque exclusivement à bac+5, avec un très haut niveau en mathématiques. Trois voies dominent : un diplôme d'ingénieur (souvent après CPGE, avec une spécialisation en mathématiques appliquées, ingénierie financière ou finance quantitative), un master universitaire en finance de marché / ingénierie financière / mathématiques appliquées et statistique, ou une grande école de commerce avec majeure finance de marché, éventuellement complétée par un mastère spécialisé. Les recruteurs regardent en priorité la qualité de la formation quantitative, la maîtrise de l'anglais des affaires et surtout les stages effectués en front office : un ou deux stages longs en salle de marché sont pratiquement incontournables pour décrocher un premier poste. Un profil « quant » (probabilités, statistiques, programmation Python/C++) est de plus en plus recherché.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention finance (parcours finance de marché, ingénierie financière)
Bac+5
Master mention mathématiques appliquées, statistique (parcours finance quantitative, probabilités et finance)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur avec spécialisation mathématiques appliquées / finance quantitative

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme de grande école de commerce, majeure finance de marché
Bac+5
Master mention monnaie, banque, finance, assurance
Autre
Mastère spécialisé finance et gestion des risques
Bac+3
Licence mention économie et gestion ou mathématiques (étape vers le master)

Certifications et permis

Requis
Certification professionnelle AMF Examen réglementaire obligatoire pour les négociateurs d'instruments financiers travaillant chez un prestataire de services d'investissement, portant sur 12 domaines réglementaires, déontologiques et techniques.
Atout
CFA (Chartered Financial Analyst) Certification internationale en 3 niveaux, très valorisée pour évoluer vers la gestion de portefeuille ou l'analyse financière.
Atout
FRM (Financial Risk Manager) Certification internationale de gestion des risques, utile pour se spécialiser ou basculer vers le risk management.
Atout
Examen AMF Finance durable Certification complémentaire de plus en plus demandée sur les produits liés aux critères ESG.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anglais des affaires courant
Indispensable Analyse des marchés financiers
Indispensable Mathématiques financières, probabilités et statistiques
Indispensable Gestion et couverture du risque (hedging)
Indispensable Maîtrise des outils de marché (Bloomberg, Reuters, Excel avancé)
Important Programmation Python (ou C++/VBA) pour l'automatisation et le back-testing
Important Connaissance de la réglementation financière (AMF, MiFID)

Les qualités qui comptent

Indispensable Sang-froid et résistance au stress
Un plus Sens de la négociation
Indispensable Rapidité de décision
Indispensable Rigueur et honnêteté (respect strict des limites de risque)
Important Endurance et capacité de concentration prolongée

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le trader travaille en « salle de marché », un grand plateau où des dizaines d'opérateurs sont installés devant plusieurs écrans. Sa journée commence tôt, souvent vers 7 h : il lit les infos économiques de la nuit (résultats d'entreprises, décisions des banques centrales, tensions géopolitiques), regarde comment les marchés asiatiques ont clôturé et prépare sa stratégie de la journée.

Ensuite, il passe des ordres d'achat et de vente sur les produits dont il a la charge : actions, obligations, devises (on parle alors de *cambiste*), matières premières, énergie ou produits dérivés. Chaque position prise engage de l'argent réel, parfois des millions d'euros. Le trader surveille donc en permanence son exposition au risque, ajuste ses positions, et travaille avec les analystes financiers, les *sales* (les vendeurs qui sont en contact avec les clients) et les équipes de contrôle des risques. Une bonne partie du métier consiste aussi aujourd'hui à concevoir, tester et piloter des programmes automatisés : plus de 80 % des transactions mondiales passent par des algorithmes, et savoir coder (Python surtout) est devenu un vrai atout.

Les conditions de travail

On exerce presque toujours en salle de marché, dans une grande banque d'investissement, une société de gestion, une maison de courtage ou une société de trading spécialisée — essentiellement à Paris (La Défense), Londres, New York ou Singapour. Les horaires suivent ceux des marchés : arrivée vers 7 h, gros pic d'activité à l'ouverture et à la clôture, journée qui se calme après 17 h 30. Le télétravail est très limité : les conversations doivent être enregistrées et les systèmes sont sécurisés, donc la présence sur le plateau est la règle.

La pression est réelle et assumée : il faut décider vite, accepter de perdre de l'argent certains jours, et rendre des comptes sur ses performances. L'anglais des affaires est indispensable, la réglementation (AMF, MiFID) encadre chaque opération, et la certification professionnelle AMF est obligatoire pour exercer.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Faible
Environnement bureau
Comment ça évolue ?

On ne commence jamais directement comme trader : le parcours classique passe par un stage puis un poste de *junior trader*, d'assistant trader, de *sales* ou d'analyste, avant de prendre son propre « book » (portefeuille) au bout de 2 à 5 ans. Ensuite, on se spécialise sur une classe d'actifs (taux, change, actions, énergie, crédit) et on peut devenir *senior trader* puis responsable de desk, c'est-à-dire encadrer une équipe.

La carrière de trader est souvent courte et intense : beaucoup bifurquent après quelques années vers la gestion de portefeuille, la gestion des risques, la structuration de produits, la conformité, le trésorier d'entreprise, le conseil ou l'entrepreneuriat. Attention à ne pas confondre ce métier avec le « trading en ligne » pour son compte personnel présenté sur les réseaux sociaux : ce n'est ni le même cadre, ni le même métier, ni les mêmes garanties.

Perspectives d'emploi

Difficile

Les places sont rares et très disputées : on ne compte qu'environ 1 500 traders en France, concentrés dans quelques banques d'investissement et sociétés de gestion, essentiellement en Île-de-France. Le nombre de postes de trading « à la main » a nettement diminué avec l'essor du trading algorithmique, qui représente aujourd'hui plus de 80 % des volumes échangés. Les recrutements se déplacent vers des profils hybrides finance + informatique (quants, algo traders, développeurs de stratégies), pour lesquels la demande reste réelle. Le marché reste très cyclique : il s'ouvre quand les marchés sont porteurs et se referme brutalement en période de crise. Concrètement, décrocher un poste suppose une formation d'excellence, des stages en front office et souvent une mobilité internationale (Londres, New York, Singapour, Dubaï).

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Opérateur de marchéOpératrice de marchéCambisteNégociateur en BourseNégociatrice en BourseNégociateur salle des marchésSales traderMarket makerTrader pour compte propre (prop trader)Trader d'énergieVendeur produits de marchés financiersCommis d'agent de changeCommis de société d'investissement

Liens utiles

Statuts professionnels

Salarié