Technicien-cuisiniste / Technicienne-cuisiniste en cuisines professionnelles

Technicienne-cuisiniste en cuisines professionnelles
À partir du Bac Emploi : Favorable
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Technicien-cuisiniste / Technicienne-cuisiniste en cuisines professionnelles
Ricardo Gomez Angel / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 574 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Sans lui, plus de four qui chauffe, plus de chambre froide qui refroidit et tout un restaurant s'arrête. Le technicien-cuisiniste conçoit, installe et dépanne les cuisines professionnelles : fours, pianos de cuisson, chambres froides, lave-vaisselle géants, hottes d'extraction. Un métier de terrain, très demandé, où on ne fait jamais deux fois la même journée.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 574 €
net / mois
≈ 1,8 SMIC
3 300 € brut

Un technicien débutant démarre généralement entre 1 850 et 2 100 € brut par mois. Selon France Travail, 80 % des offres proposent entre 1 840 et 2 800 € brut mensuels, et le salaire moyen du métier tourne autour de 2 600 € brut par mois. Avec de l'expérience, une spécialisation et des astreintes, on dépasse couramment 3 000 à 3 300 € brut. À cela s'ajoutent souvent des primes d'astreinte et de déplacement, des paniers repas et un véhicule de service. Les techniciens qui s'installent à leur compte peuvent aller nettement au-delà.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Titre professionnel Technicien(ne) d'intervention en froid et équipements de cuisines professionnelles

La voie la plus directe est le titre professionnel Technicien(ne) d'intervention en froid et équipements de cuisines professionnelles (niveau 4, équivalent bac), proposé notamment par l'AFPA en formation continue ou en alternance : environ 10 mois / 1 400 heures, accessible dès 18 ans ou en reconversion.

En formation initiale, le parcours le plus courant passe par le bac pro Métiers du froid et des énergies renouvelables (MFER), qui remplace depuis 2021 le bac pro Technicien du froid et du conditionnement d'air. On peut aussi entrer par un CAP Installateur en froid et conditionnement d'air (2 ans après la 3e), complété si besoin par un BP Installateur-dépanneur en froid et conditionnement d'air ou une mention complémentaire.

Pour viser plus vite l'encadrement, le bureau d'études ou le chiffrage, le BTS Fluides, énergies, domotique option B — froid et conditionnement d'air (bac+2) est la référence. L'alternance est très bien vue dans ce secteur : les entreprises recrutent souvent leurs apprentis.

La VAE est également possible après au moins un an d'expérience professionnelle dans le domaine.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Titre professionnel Technicien(ne) d'intervention en froid et équipements de cuisines professionnelles
Bac
Bac pro Métiers du froid et des énergies renouvelables (MFER)
CAP
CAP Installateur en froid et conditionnement d'air

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Fluides, énergies, domotique option B — froid et conditionnement d'air
Bac
BP Installateur, dépanneur en froid et conditionnement d'air
Autre
Titre professionnel Monteur-dépanneur frigoriste

Certifications et permis

Requis
Attestation d'aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes — catégorie I Obligatoire pour intervenir sur les circuits frigorifiques (chambres froides, meubles réfrigérés) quelle que soit la charge de fluide.
Requis
Habilitation électrique BR / B2V Exigée par le Code du travail pour réaliser les raccordements et les dépannages électriques sur les équipements.
Requis
Permis B Indispensable : le technicien se déplace chaque jour chez les clients avec un véhicule de service.
Atout
Habilitation gaz (professionnel du gaz / PG) Très souvent demandée pour intervenir sur les appareils de cuisson alimentés au gaz.
Atout
CACES nacelle (R486) ou travail en hauteur Un atout pour intervenir sur les hottes, gaines d'extraction et groupes froids en toiture.
Atout
Formation HACCP / hygiène alimentaire Utile pour comprendre les contraintes sanitaires des cuisines dans lesquelles on intervient.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Électrotechnique et lecture de schémas électriques
Indispensable Installation et raccordement d'équipements de cuisine professionnelle
Indispensable Diagnostic de panne en froid commercial et en cuisson
Indispensable Manipulation des fluides frigorigènes
Important Brasure et cintrage de tuyauterie cuivre
Important Lecture de plans et implantation d'une cuisine
Important Raccordement des réseaux eau, air et gaz
Un plus Normes d'hygiène (HACCP) et de sécurité gaz/électricité

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et méthode
Indispensable Autonomie
Important Sens du service client et pédagogie
Important Réactivité face à l'urgence

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le technicien-cuisiniste (ou technicienne-cuisiniste) est le spécialiste des équipements qui font tourner une cuisine professionnelle : fours mixtes, friteuses, pianos de cuisson, chambres froides, meubles réfrigérés, machines à laver la vaisselle, systèmes de ventilation et d'extraction, matériel de buanderie.

Son métier couvre trois grandes missions. D'abord l'installation : à partir des plans de la cuisine, il implante les appareils, réalise les raccordements électriques, hydrauliques, gaz et frigorifiques, puis met en service le matériel dans le respect des normes de sécurité et d'hygiène. Ensuite la maintenance et le dépannage : il fait les visites d'entretien préventif, diagnostique les pannes (électriques, électroniques, frigorifiques, mécaniques), remplace les pièces et remet l'installation en route — souvent dans l'urgence, parce qu'un restaurant sans four ne peut pas servir. Enfin le conseil : il aide le client à choisir ses équipements, optimise l'agencement de la cuisine et forme les cuisiniers à la bonne utilisation du matériel.

Les conditions de travail

On ne reste pas assis dans ce métier. Le technicien se déplace toute la journée avec un véhicule de service, d'un client à l'autre : restaurants, hôtels, boulangeries, cantines scolaires, restaurants d'entreprise, hôpitaux, maisons de retraite, grandes surfaces alimentaires. Le permis B est donc indispensable.

Il travaille le plus souvent seul, en autonomie, ce qui demande de savoir s'organiser et décider vite. Les horaires sont variables : on intervient volontiers avant le service ou après la fermeture pour ne pas gêner l'activité du client, et beaucoup d'entreprises fonctionnent avec des astreintes (soirs, week-ends) pour les urgences. Le travail implique de la manutention, des postures parfois inconfortables (sous un piano de cuisson, derrière une chambre froide) et des alternances chaud/froid. Il faut aussi respecter des règles de sécurité strictes : électricité, gaz, fluides frigorigènes sous pression.

Attention à ne pas confondre avec le « cuisiniste » qui vend des cuisines équipées aux particuliers : ici, on est du côté technique et professionnel, entre le froid, l'électrotechnique et la restauration.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement cuisine, restaurant, véhicule, atelier
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser (froid commercial, grande cuisine, laverie, ventilation), devenir technicien itinérant grands comptes ou technicien SAV chez un fabricant d'équipements. L'évolution classique mène vers des postes de chef d'équipe, responsable SAV, responsable de maintenance ou chargé d'affaires : on passe alors du terrain au chiffrage, au suivi de chantier et à la relation client.

La branche est composée majoritairement de petites entreprises : beaucoup de techniciens finissent par créer leur propre société d'installation et de dépannage. D'autres passent vers le froid industriel, la climatisation, les pompes à chaleur ou le génie climatique, où les compétences frigorifiques sont directement transférables.

Perspectives d'emploi

Favorable

C'est un métier en forte tension : plus de 65 % des employeurs anticipent des difficultés de recrutement, et la branche du froid et des équipements de cuisines professionnelles recense environ 4 700 embauches par an pour quelque 2 700 entreprises. Plus de 90 % des postes sont des CDI à temps plein. La demande est tirée par le renouvellement des équipements (efficacité énergétique, nouveaux fluides frigorigènes moins polluants), par le poids de la restauration collective (écoles, hôpitaux, entreprises) et par le départ à la retraite de nombreux techniciens. Les jeunes formés — surtout en alternance — trouvent un emploi très rapidement, partout en France.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Technicien / Technicienne d'intervention en équipements de cuisines professionnellesTechnicien d'intervention en froid et équipements de cuisines professionnellesTechnicien de maintenance en cuisines professionnellesTechnicien grandes cuisinesInstallateur de cuisines professionnellesMonteur-dépanneur en équipements de cuisineTechnicien SAV cuisines proFrigoriste-cuisiniste

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseArtisanApprenti / Alternant