Dans la fonction publique territoriale, la rémunération suit une grille indiciaire : un attaché territorial débutant démarre autour de 1 800 à 2 000 € brut par mois, et atteint environ 3 000 à 3 500 € brut en fin de carrière ou sur le grade d'attaché principal. À cela s'ajoutent le régime indemnitaire (RIFSEEP), qui varie beaucoup selon les collectivités, et parfois une prime de responsabilité. Dans le secteur privé ou dans les très grandes collectivités, les postes équivalents (responsable des services généraux, secrétaire général) se situent plutôt entre 2 600 et 4 000 € brut en début de parcours et peuvent dépasser 5 000 € brut avec de l'expérience. L'écart entre public et privé est donc important : le public offre en contrepartie la sécurité de l'emploi et un cadre de travail plus stable.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Dans la fonction publique territoriale, le chemin le plus courant passe par le concours d'attaché territorial (catégorie A, niveau bac+3), spécialité « administration générale ». Une licence de droit (public de préférence), d'AES ou un diplôme d'IEP (Sciences Po) constituent la préparation la plus efficace, car les épreuves sont fortement juridiques. Le concours de rédacteur territorial (catégorie B, niveau bac ou bac+2) permet aussi d'accéder au poste dans les petites collectivités, avec une progression interne. Attention : réussir le concours ne donne pas un poste, mais une inscription sur liste d'aptitude valable 3 ans, pendant laquelle on postule aux offres. Une fois recruté, on est stagiaire un an avec une formation d'intégration au CNFPT avant titularisation.
De nombreux professionnels poursuivent jusqu'au bac+5 : master administration publique, master management public, master droit des collectivités territoriales, souvent en apprentissage. Ces masters préparent aussi aux concours. Une troisième voie de concours existe pour les personnes sans diplôme mais avec une expérience associative ou d'élu local. Côté privé, on entre plutôt via un BUT GEA puis une licence puis un master en management ou gestion des organisations.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Au quotidien, le responsable des affaires générales jongle entre des dossiers très différents. Une matinée peut commencer par la préparation du conseil municipal (rédaction des délibérations, convocations, comptes rendus), se poursuivre par le contrôle d'un marché public avant signature, puis par un point budgétaire avec le service finances. Il ou elle supervise aussi les services qui accueillent le public : état civil (naissances, mariages, décès), inscriptions sur les listes électorales, organisation matérielle des élections, gestion funéraire, délivrance de documents administratifs.
L'autre grande partie du travail est managériale et transversale : encadrer une équipe d'agents administratifs, répartir la charge de travail, former les nouveaux arrivants, et faire le lien entre la direction générale, les élus et les autres services. On y ajoute la veille juridique (les textes changent souvent), la relation avec les fournisseurs et partenaires, et le pilotage de projets d'amélioration comme la dématérialisation des procédures ou la refonte de l'accueil.
Le métier s'exerce très majoritairement en bureau, dans une commune de plus de 3 500 habitants, une intercommunalité, un département, une région ou un établissement public — mais aussi, sous des intitulés proches, dans de grandes entreprises et des associations. Des déplacements sur le territoire sont fréquents (réunions dans les autres sites, rencontres avec des partenaires). Les horaires sont globalement de bureau, mais deviennent irréguliers lors des pics : conseils municipaux en soirée, week-ends d'élections, clôture budgétaire. Le télétravail est possible quelques jours par semaine sur la partie rédaction et gestion, moins sur les fonctions d'accueil et d'encadrement. La pression vient surtout de la responsabilité juridique : une erreur sur un acte administratif ou un marché public peut être contestée.
C'est un poste qui ouvre beaucoup de portes. Dans la fonction publique territoriale, on évolue naturellement vers directeur général adjoint (DGA) puis directeur général des services (DGS), en passant par le grade d'attaché principal puis de directeur territorial. On peut aussi se spécialiser : responsable de la commande publique et des marchés, directeur des finances, directeur des ressources humaines, responsable juridique. Dans le privé, l'expérience mène vers des postes de responsable administratif et financier, de secrétaire général ou d'office manager senior. Enfin, certains basculent vers le conseil aux collectivités ou l'accompagnement de la transformation du secteur public.
La filière administrative est la deuxième filière qui recrute le plus dans la fonction publique territoriale, après la filière technique. Les collectivités peinent à trouver des profils qualifiés capables de maîtriser à la fois le droit public, le budget et le management : environ 1 200 postes de secrétaire général de mairie sont vacants, surtout en zones rurales. La loi du 30 décembre 2023 a d'ailleurs créé un cadre d'emplois dédié pour revaloriser ces fonctions. Résultat : les candidats sérieux sont en position favorable, y compris pour négocier leurs conditions de prise de poste. Les recrutements se font par concours mais aussi, dans les petites communes, par voie contractuelle (CDD puis CDI), qui représente une part importante des embauches. Dans le privé, les postes de responsable des services généraux restent nombreux mais plus concurrentiels.