Pilote d'hélicoptère des forces armées

À partir du Bac Emploi : Stable
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Pilote d'hélicoptère des forces armées
Defrino Maasy / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 4 290 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le pilote d'hélicoptère des forces armées vole au plus près du terrain pour transporter des soldats, évacuer des blessés, observer une zone ou appuyer une opération. Un métier de sang-froid où l'on décide en quelques secondes, de nuit comme en montagne ou en mer. La formation est entièrement payée par l'armée après un bac, mais la sélection est l'une des plus exigeantes de France.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
4 290 €
net / mois
≈ 3,0 SMIC
5 500 € brut

Pendant la formation, l'élève pilote est déjà rémunéré (solde d'élève officier, environ 1 400 à 1 900 € brut selon le statut et l'armée). En sortie de formation, un officier pilote débute autour de 2 600 € brut par mois (soit environ 1 725 € net à la première affectation), hors primes. S'y ajoutent l'indemnité pour services aériens, les primes de qualification, les indemnités de résidence et surtout les majorations en opération extérieure, qui peuvent multiplier la rémunération jusqu'à environ 2,5 fois. Avec l'ancienneté, le grade et les heures de vol, un pilote confirmé se situe couramment entre 3 500 et 5 500 € brut mensuels, davantage pour un officier supérieur commandant une unité. Le logement en enceinte militaire et la mutuelle militaire complètent le package.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Baccalauréat général (spécialités mathématiques, physique-chimie ou sciences de l'ingénieur)

Le baccalauréat est le niveau minimum exigé (bac général à dominante scientifique ou bac technologique STI2D très appréciés) ; beaucoup de candidats se présentent avec un bac+2 à bac+5, notamment pour les recrutements d'officiers sous contrat. Le parcours commence toujours par un CIRFA (centre de recrutement des armées) puis par des sélections en deux temps : tests communs en centre de sélection et d'orientation (CSO), puis tests spécifiques pilotes (psychotechniques, médicaux au CEMPN, sportifs, entretien de motivation). Pour l'armée de Terre, la formation militaire initiale se déroule aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (environ 5 à 8 mois), suivie de la formation de pilotage à l'EALAT de Dax (formation de base sur hélicoptère, environ 12 à 18 mois) puis de la spécialisation tactique et machine à l'EALAT du Luc-en-Provence (environ 24 mois). Au total, il faut compter 3 à 4 ans avant d'être pleinement opérationnel en régiment. La formation est intégralement financée et rémunérée, en contrepartie d'un engagement long (souvent autour de 10 ans après l'obtention du brevet). Les pilotes de la Marine nationale, de l'armée de l'Air et de l'Espace, de la Gendarmerie et de la Sécurité civile passent également par Dax pour leur formation initiale au vol. Dans la Gendarmerie, on devient d'abord gendarme (sous-officier ou officier) avant de se porter volontaire pour la filière pilote. Le BIA (brevet d'initiation aéronautique) au lycée, l'aéromodélisme, le vol à voile ou une expérience de vol privée sont de vrais plus dans le dossier.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Baccalauréat général (spécialités mathématiques, physique-chimie ou sciences de l'ingénieur)
Bac
Baccalauréat technologique STI2D

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Aéronautique
Bac+3
BUT Génie mécanique et productique / Génie électrique et informatique industrielle
Bac+5
Diplôme d'ingénieur ou master (voie officier de carrière, Saint-Cyr / École de l'air et de l'espace / École navale)
Autre
Licence de pilote professionnel hélicoptère CPL(H)

Certifications et permis

Requis
Aptitude médicale au personnel navigant (CEMPN) Visite médicale très stricte (vue, ORL, cardio, neuro) à passer avant l'entrée en formation puis à renouveler chaque année.
Requis
Brevet de pilote d'hélicoptère militaire (EALAT Dax) Brevet délivré à l'issue de la formation de base au vol, obligatoire pour tous les pilotes d'hélicoptère des forces armées.
Requis
Qualification de type sur machine (Gazelle, Tigre, NH90 Caïman, Cougar, Fennec…) Qualification obtenue après le brevet, propre à l'appareil et à la mission confiés au pilote.
Atout
Qualification vol de nuit / jumelles de vision nocturne (JVN) Indispensable pour la plupart des missions opérationnelles, acquise au cours de la carrière.
Atout
Anglais aéronautique (niveau OACI) Très utile pour les missions internationales et obligatoire pour une reconversion vers l'aviation civile.
Atout
Brevet d'initiation aéronautique (BIA) Passé au lycée, il n'est pas exigé mais valorise fortement le dossier de candidature.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Pilotage d'hélicoptère en vol tactique et très basse altitude
Indispensable Préparation de mission et navigation aérienne
Important Vol de nuit sous jumelles de vision nocturne et vol aux instruments
Important Mise en œuvre des systèmes de mission et d'armement
Important Radiotéléphonie et anglais aéronautique
Un plus Météorologie et mécanique du vol

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et respect strict des procédures
Indispensable Prise de décision rapide
Indispensable Sang-froid sous pression
Important Endurance physique et mentale
Important Esprit d'équipage et communication en vol
Important Sens des responsabilités et loyauté

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Avant chaque vol, le pilote d'hélicoptère militaire prépare sa mission : étude de la météo, calcul du carburant, tracé de la navigation, briefing avec l'équipage et les unités au sol. En vol, il pilote un appareil (Gazelle, Tigre, NH90 Caïman, Cougar, Fennec, Dauphin, Caracal…) à très basse altitude, gère les liaisons radio, surveille les paramètres machine et détecte la moindre anomalie. Selon son unité, il enchaîne des missions très différentes : transport de troupes ou de matériel, reconnaissance et renseignement, appui feu, évacuation sanitaire (MEDEVAC), recherche et sauvetage en mer ou en montagne, lutte contre les trafics.

Entre les vols, la vie de pilote n'est pas seulement du pilotage : entraînement au simulateur, séances de sport quotidiennes, débriefings, rédaction de comptes rendus, préparation d'exercices, participation à la vie du régiment ou de la flottille. Un pilote militaire n'est jamais seul : il travaille en équipage (copilote, chef de bord, tireur, mécanicien de bord) et en patrouille avec d'autres appareils.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce sur une base ou un régiment (1er, 3e, 5e RHC pour l'armée de Terre, flottilles de la Marine, escadrons d'hélicoptères de l'armée de l'Air et de l'Espace, forces aériennes de la Gendarmerie), avec des déploiements en France, outre-mer et en opération extérieure. Les horaires sont variables : alertes, vols de nuit sous jumelles de vision nocturne, week-ends d'astreinte, absences de plusieurs mois. La disponibilité est totale et le mode de vie s'organise autour de la mission.

Physiquement, ce n'est pas un métier de force, mais il exige une condition physique et une aptitude médicale strictes, contrôlées régulièrement : vibrations, chaleur, fatigue, stress prolongé, environnements dangereux. La perte de l'aptitude médicale peut mettre fin à la carrière de vol, c'est pourquoi l'armée prévoit des reconversions internes.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement véhicule, extérieur, montagne, mer
Comment ça évolue ?

Après quelques centaines d'heures de vol, le pilote devient chef de bord, puis chef de patrouille, et peut se spécialiser (vol tactique, montagne, appontage, treuillage, tir). Beaucoup deviennent moniteurs à l'École de l'aviation légère de l'armée de Terre (EALAT) de Dax ou du Luc-en-Provence, puis commandent une escadrille, un escadron ou un régiment. Un pilote militaire peut aussi rejoindre les essais en vol, l'état-major ou l'instruction sur simulateur.

À la fin de son contrat, la reconversion vers le civil est un vrai atout : les heures de vol militaires permettent d'obtenir par équivalence des licences civiles et de rejoindre la Sécurité civile, le SAMU héliporté, le transport offshore, les travaux aériens, les compagnies d'hélicoptères ou les constructeurs aéronautiques.

Perspectives d'emploi

Stable

Les armées recrutent chaque année un nombre limité mais régulier de pilotes d'hélicoptère (armée de Terre via l'ALAT, Marine nationale, armée de l'Air et de l'Espace, Gendarmerie, Sécurité civile). L'armée de Terre est de loin le premier recruteur. Le besoin est réel et constant, entretenu par le renouvellement des flottes (NH90 Caïman, Tigre, futur hélicoptère interarmées léger) et par les départs vers le civil, mais le nombre de places dépend des besoins opérationnels, du budget et de la capacité des écoles. Le vrai goulot d'étranglement n'est donc pas l'emploi mais la sélection : aptitude médicale, tests psychotechniques et sportifs éliminent une grande partie des candidats. Une fois breveté, l'emploi est garanti pour toute la durée de l'engagement, et la reconversion civile (Sécurité civile, SAMU, offshore, travail aérien, transport de passagers) est facilitée par les équivalences de licences et le volume d'heures de vol.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Pilote d'hélicoptère militaireOfficier pilote d'hélicoptèrePilote ALATPilote d'hélicoptère de combatChef de bord hélicoptèreSpécialiste pilote d'hélicoptèreSpécialiste hélicoptère manœuvre et assautSpécialiste hélicoptères appui destructionSpécialiste hélicoptères de reconnaissance et d'attaqueExpert / Experte de haut niveau pilote d'hélicoptère

Liens utiles

Statuts professionnels

Militaire