Orthodontiste

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Orthodontiste
Filip Rankovic Grobgaard / Unsplash
Salaire net ~2 625 – 9 000 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

L'orthodontiste, c'est le spécialiste qui remet les dents et les mâchoires dans le droit chemin. Bagues, gouttières transparentes, appareils sur mesure : il ou elle conçoit un plan de traitement qui dure souvent un à trois ans, et suit le patient à chaque étape. Un métier très manuel et très technique, où l'on travaille surtout avec des enfants et des ados — et où l'on voit le résultat de son travail sur un visage qui change.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 625 €
net / mois
≈ 1,8 SMIC
3 500 € brut
Expérimenté
9 000 €
net / mois
≈ 6,3 SMIC
12 000 € brut

En début de carrière, un orthodontiste salarié ou collaborateur gagne le plus souvent entre 3 500 et 4 500 € brut par mois ; à l'hôpital, les rémunérations d'entrée sont plus basses (autour de 2 000 à 3 100 € brut). En libéral installé, le revenu grimpe fortement : la moyenne souvent citée tourne autour de 10 000 € brut mensuels, avec de gros écarts selon la patientèle, la région et la gestion du cabinet. Attention : en libéral, il s'agit de bénéfices avant charges (loyer, matériel, assistantes, cotisations), qui absorbent une part importante du chiffre d'affaires. C'est l'une des spécialités dentaires les mieux rémunérées, mais elle exige aussi un investissement de départ conséquent pour s'installer.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire (bac+6)

Compter environ 9 ans d'études après le bac. Le parcours : bac général avec les spécialités scientifiques (physique-chimie, SVT ou maths), puis PASS ou L.AS à l'université pour accéder aux études d'odontologie. Suivent le DFGSO (3 ans, grade licence) puis le DFASO (2 ans, grade master), avec de la clinique « au fauteuil » dès la 4e année. Il faut ensuite réussir le concours national de l'internat en odontologie, très sélectif, pour intégrer le DES d'orthopédie dento-faciale (ODF) : 3 ans d'internat rémunéré avec statut hospitalier, séminaires nationaux et interrégionaux. Ce DES, créé en 2011-2012, a remplacé l'ancien CECSMO. À la sortie, on obtient la qualification de spécialiste en ODF, inscrite au tableau de l'Ordre. À noter : un chirurgien-dentiste généraliste peut pratiquer certains actes d'orthodontie après un DU, mais il ne peut pas porter le titre de spécialiste. Environ 57 internes seulement sont diplômés en orthodontie chaque année en France, ce qui explique la sélectivité du parcours.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire (bac+6)
Autre
DES d'orthopédie dento-faciale (ODF) — internat qualifiant, bac+9
Autre
PASS (Parcours d'accès spécifique santé) — porte d'entrée vers l'odontologie

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence avec option accès santé (L.AS) — voie alternative d'accès à l'odontologie
Autre
DU / DIU d'orthodontie ou d'orthopédie dento-crânio-maxillo-faciale (pour chirurgien-dentiste généraliste, sans titre de spécialiste)

Certifications et permis

Requis
Inscription au tableau de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes Obligatoire pour exercer légalement en France, avec mention de la qualification de spécialiste en ODF.
Requis
Qualification de spécialiste en orthopédie dento-faciale Seule cette qualification, délivrée après le DES, autorise à porter le titre d'orthodontiste (spécialiste qualifié).
Requis
Formation à la radioprotection des patients Obligatoire et à renouveler périodiquement pour utiliser les appareils de radiologie dentaire et le cone beam.
Requis
DPC (développement professionnel continu) Obligation triennale de formation continue pour tous les chirurgiens-dentistes.
Atout
Certifications fabricants d'aligneurs (Invisalign, Spark…) Formations proposées par les industriels, très répandues pour maîtriser les traitements par gouttières transparentes.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Diagnostic orthodontique et céphalométrie
Indispensable Dextérité manuelle et gestes de précision (pose de brackets, pliage des fils)
Indispensable Conception de plans de traitement et d'appareillages sur mesure
Important Imagerie dentaire : radio panoramique, cone beam, empreinte numérique 3D
Indispensable Connaissance de la croissance cranio-faciale et de l'anatomie
Important Traitements par aligneurs et logiciels de planification numérique
Important Gestion d'un cabinet (équipe, comptabilité, devis)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens du détail
Un plus Sens esthétique
Indispensable Patience et pédagogie avec les enfants et les adolescents
Important Écoute et capacité à rassurer
Un plus Endurance posturale et résistance à la répétition

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'orthodontiste reçoit en consultation des enfants, des adolescents et de plus en plus d'adultes qui ont des dents mal alignées, un décalage entre les mâchoires ou des problèmes de mastication. La première étape, c'est le diagnostic : examen clinique, photos, radiographies panoramiques, cone beam (radio 3D), empreintes numériques prises avec un scanner intra-oral. À partir de ces données, il ou elle construit un plan de traitement et l'explique au patient et à ses parents, devis à l'appui.

Vient ensuite la partie la plus manuelle : poser les bagues (brackets) une par une avec une précision millimétrique, plier et ajuster les fils, concevoir les appareils amovibles ou les gouttières transparentes type aligneurs. Chaque patient revient toutes les 4 à 8 semaines pour un réglage — l'orthodontiste enchaîne donc de nombreux rendez-vous courts dans la journée. Entre deux patients : comptes rendus, échanges avec le prothésiste dentaire qui fabrique les appareils sur mesure, courriers aux confrères (dentiste traitant, chirurgien maxillo-facial, ORL, orthophoniste). En cabinet libéral, s'ajoute la gestion de l'entreprise : équipe d'assistantes, planning, comptabilité, achats de matériel.

Les conditions de travail

La très grande majorité des orthodontistes exercent en libéral, seuls ou en association, dans un cabinet dédié. Une minorité travaille à l'hôpital, en centre de santé mutualiste ou à l'université (enseignement et recherche). Les journées commencent tôt et finissent souvent tard, parce qu'il faut recevoir les patients en dehors des heures d'école ou de travail : le mercredi et le samedi sont les journées les plus chargées. Le télétravail est impossible, tout se joue au fauteuil.

Physiquement, ce n'est pas un métier de force, mais c'est un métier de posture : gestes fins et répétitifs, longues heures penché sur le fauteuil, tension dans les cervicales, les épaules et les poignets. Les troubles musculo-squelettiques sont la première maladie professionnelle de la filière dentaire, d'où l'importance de l'ergonomie du poste et des pauses. Il faut aussi savoir gérer la relation : rassurer un enfant, motiver un ado qui ne porte pas ses élastiques, expliquer un budget à des parents. Les traitements coûtent cher et sont partiellement remboursés avant 16 ans, ce qui rend la discussion financière incontournable.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement cabinet dentaire, hôpital, bureau
Comment ça évolue ?

Après quelques années comme collaborateur ou salarié, la voie classique est l'installation : reprise d'un cabinet, création, ou association avec un confrère. On peut ensuite développer une expertise pointue — orthodontie chirurgicale en binôme avec un chirurgien maxillo-facial, orthodontie de l'adulte, aligneurs, troubles du sommeil et apnées, prise en charge des fentes labio-palatines. D'autres bifurquent vers l'enseignement et la recherche universitaire (MCU-PH, PU-PH), vers la formation continue des praticiens, ou vers l'industrie dentaire (conseil scientifique, développement de dispositifs, logiciels de planification 3D). Le diplôme de docteur en chirurgie dentaire reste acquis : un retour vers l'omnipratique ou vers une autre spécialité dentaire est toujours possible.

Perspectives d'emploi

Favorable

Les débouchés sont excellents. Les spécialistes qualifiés en ODF ne représentent qu'environ 6,5 % des chirurgiens-dentistes en France (de l'ordre de 2 000 à 2 500 praticiens), et seulement une cinquantaine de nouveaux diplômés sortent chaque année de l'internat. Face à une demande en hausse — traitements de plus en plus fréquents chez l'adulte, esthétique du sourire, aligneurs — l'offre reste très inférieure aux besoins, avec des délais d'attente longs dans beaucoup de régions. S'y ajoute le vieillissement de la profession dentaire : une part importante des praticiens partira à la retraite d'ici 2030. Le vrai goulot d'étranglement n'est pas l'emploi, c'est l'accès à la formation : le concours de l'internat en odontologie est très sélectif et le nombre de postes en ODF reste limité.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-facialeSpécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale (ODF)Orthopédiste dento-facialDentiste orthodontisteSpécialiste en orthodontieChirurgien-dentiste spécialiste en ODMF (orthopédie dento-maxillo-faciale)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueLibéralChef d'entreprise