Un média planneur junior démarre autour de 2 100 à 2 700 € brut par mois (soit environ 26 000 à 32 000 € brut annuels), avec des écarts selon la taille de l'agence et la région — les salaires parisiens sont les plus élevés. Après 4 à 6 ans, on se situe entre 3 000 et 3 800 € brut mensuels, et un directeur de clientèle média ou un head of planning peut dépasser 4 500 € brut. La rémunération est souvent complétée par un bonus annuel lié à la performance des campagnes (10 à 20 %), et les agences relèvent fréquemment de conventions collectives (Syntec, publicité) prévoyant primes et avantages. Estimation : environ 1 700 € net pour un débutant, 3 500 € net en fin de carrière.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le standard du marché est un bac+5 en marketing, communication, publicité, statistiques ou gestion. Les parcours les plus courants : école de commerce (avec majeure marketing/communication), master universitaire marketing-vente ou information-communication, IEP, CELSA, ou école spécialisée en communication (ISCOM, EFAP, Sup de Pub, Narratiiv, IICP). Un profil « chiffres » (master statistiques, économétrie, data marketing) est très apprécié pour la partie analyse d'audience.
On peut entrer dans le métier à bac+3 (BUT information-communication parcours publicité, licence pro métiers de la communication, bachelor communication) sur un poste d'assistant média, puis progresser en interne — mais poursuivre jusqu'au bac+5 reste la voie la plus sûre. L'alternance est fortement recommandée : elle est très pratiquée dans les agences médias et constitue la meilleure porte d'entrée vers un premier CDI. Un bon niveau d'anglais est quasi indispensable dans les grands groupes internationaux.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le média planneur commence par décortiquer le brief d'un annonceur : quel produit, quel budget, quelle cible (les 15-24 ans ? les parents de jeunes enfants ?), quel objectif (faire connaître, faire acheter). Il plonge ensuite dans les études d'audience — Médiamétrie, Kantar, données des plateformes — pour savoir quels médias touchent réellement ce public et à quel coût.
Il bâtit alors le plan média : la répartition du budget entre la télé, la radio, l'affichage, la presse, YouTube, Instagram, TikTok, les podcasts ou le search. Il calcule des indicateurs comme la couverture (combien de personnes touchées), la répétition et le coût pour mille contacts, puis simule plusieurs scénarios pour trouver le meilleur rapport impact / budget. Il présente et défend ses recommandations au client, négocie les emplacements et les tarifs avec les régies publicitaires, puis suit la campagne en direct : si une chaîne ou un format sous-performe, il réalloue le budget en cours de route. À la fin, il produit un bilan chiffré des résultats.
C'est un métier de bureau, majoritairement en agence média (Publicis Media, Havas Media, Dentsu, OMG, EssenceMediacom…), en agence de communication, ou directement chez un annonceur. Le travail se fait sur ordinateur, avec beaucoup d'Excel, d'outils d'audience et de plateformes publicitaires, et énormément d'échanges : équipes créatives, commerciaux des régies, clients.
Les horaires sont globalement classiques, mais les périodes de compétition (quand plusieurs agences se disputent un budget) ou de lancement de campagne sont intenses et peuvent déborder. Le télétravail partiel est très répandu dans le secteur. La plupart des postes sont concentrés en Île-de-France, où se trouvent les grandes agences.
On débute souvent comme assistant média ou média planneur junior, puis on devient chef de groupe média, responsable du plan média, directeur de clientèle média ou directeur média. Certains se spécialisent : planning digital et programmatique, social media, TV segmentée, retail media, ou passent au planning stratégique (comprendre les comportements de consommation en amont de la campagne).
Les passerelles sont nombreuses vers le marketing (chef de produit, responsable acquisition), l'e-commerce, les régies publicitaires ou le conseil. Avec de l'expérience, certains deviennent consultants médias indépendants ou montent leur cabinet de conseil.
Le marché publicitaire français reste dynamique, porté par la croissance du digital (social, retail media, programmatique, CTV/streaming), ce qui maintient une demande régulière de profils capables de piloter des plans média multicanaux. Le volume de postes reste toutefois modeste et très concentré en Île-de-France, où sont installées les grandes agences médias, et la concurrence à l'entrée est réelle : les recruteurs privilégient les diplômés bac+5 ayant déjà fait de l'alternance ou plusieurs stages en agence. Les profils hybrides « média + data » (maîtrise des outils d'audience, du programmatique et de la mesure) sont les plus recherchés. Le métier évolue vite : l'automatisation de l'achat d'espaces déplace la valeur vers la stratégie, l'analyse et le conseil.