En début de carrière, un consultant média ou social media strategist gagne généralement entre 2 300 € et 2 900 € brut par mois (soit environ 30 000 à 35 000 € brut par an). Après 3 à 5 ans d'expérience, la rémunération monte souvent entre 3 300 € et 4 100 € brut mensuels, et un profil senior ou manager d'équipe peut dépasser 5 000 € brut par mois (60 000 € et plus). Les écarts sont importants selon la taille de l'agence, la spécialité (les profils social ads / data sont mieux payés) et surtout la localisation : les salaires parisiens sont nettement supérieurs à la province. En agence, une part variable liée aux performances et à l'intéressement complète souvent le fixe. En freelance, les tarifs journaliers observés vont d'environ 300 € à plus de 700 € selon l'expertise.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le parcours classique passe par un bac général (spécialités type SES, maths, HGGSP ou humanités) puis des études supérieures en communication, marketing ou médias. Trois grandes voies : l'université (licence puis master information-communication, marketing, médias), l'IUT (BUT information-communication parcours publicité, en 3 ans, très apprécié des agences), ou les écoles spécialisées et écoles de commerce (bachelors et MBA en communication digitale, marketing digital, stratégie média). Un bac+3 permet d'entrer sur des postes d'assistant ou de chargé de campagne, mais la majorité des consultants en agence média sont diplômés à bac+5. L'alternance est la voie royale : elle donne l'expérience agence que tous les recruteurs demandent. Beaucoup de professionnels complètent leur formation par des certifications gratuites délivrées par les plateformes (Google, Meta) et par une pratique personnelle des réseaux sociaux.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le consultant média part toujours d'un besoin client : lancer un produit, faire connaître une marque, recruter une nouvelle audience. Il commence par décortiquer la cible (âge, habitudes, plateformes utilisées), étudier ce que font les concurrents et analyser les données d'audience disponibles. À partir de là, il construit une recommandation : quels médias et quels réseaux sociaux activer, avec quel budget, sur quelle période, avec quels formats.
Une fois la campagne lancée, il passe une grande partie de son temps dans les plateformes publicitaires (Meta Ads, Google Ads, TikTok Ads, LinkedIn Ads) et les outils de mesure. Il surveille les indicateurs — coût par clic, portée, engagement, conversions — et ajuste en continu : couper un format qui ne marche pas, réallouer un budget, tester une nouvelle audience. Il rédige ensuite des bilans clairs pour le client et travaille au quotidien avec les équipes créatives (graphistes, vidéastes, rédacteurs) à qui il transmet des briefs précis.
Une bonne partie du métier, enfin, c'est de la veille : nouvelles fonctionnalités des plateformes, formats émergents, évolution des algorithmes, réglementation sur les données personnelles, outils d'IA générative. Dans ce secteur, ce qui marchait il y a six mois peut être dépassé.
On exerce principalement en agence média ou en agence digitale, chez l'annonceur (le service marketing/communication d'une marque), en régie publicitaire ou en freelance. Le poste est très majoritairement basé en bureau, avec du télétravail partiel courant (souvent 1 à 3 jours par semaine). Les horaires sont plutôt classiques du lundi au vendredi, mais les périodes de lancement de campagne, de compétition ou de « bad buzz » à gérer peuvent créer des pics d'intensité. Les postes sont concentrés en Île-de-France, même si les agences régionales et le freelancing ouvrent d'autres portes. Le rythme est soutenu, en contact permanent avec les clients : il faut savoir défendre une recommandation, expliquer un résultat décevant et rester réactif.
On débute souvent comme assistant média, chargé de campagne ou consultant junior, avant de devenir consultant confirmé puis senior en 3 à 5 ans. Ensuite, plusieurs voies s'ouvrent : encadrer une équipe (responsable / directeur média, head of social), se spécialiser (social ads, retail media, data & mesure, influence, programmatique), passer côté annonceur pour piloter la stratégie d'une marque, ou se lancer en freelance et créer sa propre structure de conseil. Les compétences acquises (data, publicité en ligne, gestion de budget, relation client) permettent aussi de basculer vers le marketing digital, le CRM, le growth ou le conseil en stratégie de marque.
Le marché est porteur : la publicité digitale française continue de croître à deux chiffres, avec une forte progression du social et du retail media. Les agences recrutent en continu des profils capables de combiner conseil client, maîtrise des plateformes publicitaires et lecture de la data. Les tendances qui tirent les recrutements en 2026 : la vidéo courte (TikTok, Reels, Shorts), le retail media, l'usage de l'IA générative pour produire et optimiser, et la mesure de la performance. Attention toutefois : les offres sont très concentrées en Île-de-France, la concurrence est forte à l'entrée (beaucoup de candidats issus des filières communication) et l'expérience en alternance fait souvent la différence. Les profils purement « créa réseaux sociaux » sans compétences chiffrées sont les plus exposés ; ceux qui savent analyser et arbitrer un budget restent très demandés.