Ingénieur / Ingénieure économiste en entreprise

Ingénieure économiste en entreprise
À partir du Bac +5 Emploi : Stable
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Ingénieur / Ingénieure économiste en entreprise
Scott Graham / Unsplash
Salaire net ~1 950 – 4 125 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

L'ingénieur économiste en entreprise, c'est celui qui répond à la question « et si ? ». Et si les taux d'intérêt montaient ? Et si on lançait ce produit dans un nouveau pays ? En croisant des montagnes de chiffres et des modèles mathématiques, il fabrique des prévisions qui aident les dirigeants à décider. Un métier pour ceux qui aiment les maths appliquées au monde réel et qui veulent comprendre ce qui fait bouger l'économie.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 950 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut
Expérimenté
4 125 €
net / mois
≈ 2,9 SMIC
5 500 € brut

En début de carrière, un jeune diplômé bac+5 démarre autour de 2 400 à 2 900 € brut par mois (soit environ 31 000 à 36 000 € brut par an), avec un écart net entre le secteur public (INSEE, ministères : grille de la fonction publique) et le privé (banques, conseil, grands groupes, plus généreux). Après cinq ans d'expérience, la rémunération monte généralement entre 3 000 et 4 000 € brut mensuels. Les profils confirmés atteignent 3 750 à 4 500 €, et un chef économiste dans une grande banque ou un institut réputé peut dépasser 6 000 à 8 000 € brut par mois, primes comprises. Les interventions en conférence et les publications peuvent constituer un complément de revenu significatif pour les économistes reconnus.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Économie appliquée

Le parcours type est un Bac+5. À partir d'un bac général avec les spécialités mathématiques et SES (ou physique-chimie / NSI), deux grandes voies existent.

La voie universitaire : licence Économie, Économie-gestion ou MIASHS (maths appliquées et sciences sociales), puis un master en économie appliquée, économétrie-statistiques, économie des organisations ou finance. Les universités de référence sont Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Dauphine, Toulouse School of Economics, Aix-Marseille (AMSE) ou Paris-Saclay.

La voie des grandes écoles : classe préparatoire (ECG, MP/MPI ou B/L) puis école d'ingénieurs statisticiens-économistes — ENSAE Paris, ENSAI — ou école de commerce avec majeure économie/finance, ou encore un IEP (Sciences Po) avec un master en économie. L'ENSAE est la formation la plus emblématique du métier.

Le doctorat en sciences économiques (bac+8) n'est pas obligatoire en entreprise, mais il devient un vrai atout pour les postes de recherche, de chef économiste ou pour travailler dans une banque centrale ou une organisation internationale. Dans tous les cas, les stages et l'alternance en master sont déterminants pour décrocher un premier poste.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Économie appliquée
Bac+5
Master mention Économétrie, statistiques
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'ENSAE Paris (statistique et administration économique)

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention Économie
Bac+5
Master mention Économie des organisations
Bac+3
Licence mention Économie (étape obligatoire vers le master)
Bac+5
Diplôme d'école de commerce (programme grande école, majeure économie / finance)
Autre
Doctorat en sciences économiques

Certifications et permis

Atout
CFA (Chartered Financial Analyst) Certification internationale très valorisée pour les économistes travaillant en banque, en gestion d'actifs ou sur les marchés financiers.
Atout
Certifications data (Python, R, SQL, Power BI) Non obligatoires mais de plus en plus attendues : elles prouvent la capacité à manipuler de gros volumes de données.
Atout
Certification en anglais (TOEIC, IELTS) Souvent demandée à l'embauche car la documentation économique et les échanges sont majoritairement en anglais.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Rédaction de notes de synthèse et de rapports
Important Anglais professionnel (lecture et présentation)
Indispensable Économétrie et modélisation statistique
Indispensable Analyse et traitement de données (Excel avancé, R, Python, SQL)
Indispensable Culture économique et veille sectorielle
Important Réalisation d'études de marché et d'analyses concurrentielles
Un plus Data visualisation (Power BI, Tableau)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur
Indispensable Esprit d'analyse et de synthèse
Important Curiosité et goût de l'actualité
Important Pédagogie (savoir vulgariser des résultats complexes)
Important Prise de recul et esprit critique

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, l'ingénieur économiste passe une grande partie de son temps à collecter et trier des données : chiffres de l'INSEE, statistiques de la Banque de France, prix des matières premières, résultats de la concurrence, publications spécialisées. Il transforme ensuite ces données brutes en analyses grâce à des modèles économétriques — des équations qui décrivent comment les variables économiques s'influencent entre elles.

Concrètement, une journée peut mélanger : mettre à jour un modèle de prévision sous R ou Python, rédiger une note de synthèse de deux pages pour le comité de direction, réaliser une étude de marché avant le lancement d'un produit, chiffrer l'impact d'une hausse du coût de l'énergie sur les marges de l'entreprise, ou présenter ses conclusions devant des managers qui ne sont pas des matheux. Cette dernière partie compte autant que le calcul : un modèle génial que personne ne comprend ne sert à rien.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce essentiellement en bureau, devant un ordinateur, avec beaucoup de lecture et de veille. Les horaires sont plutôt classiques, mais rythmés par des échéances fortes : les prévisions doivent souvent tomber en fin de mois ou de trimestre, et il faut réagir vite quand une actualité économique bouscule les hypothèses. Le télétravail partiel est très répandu puisque l'essentiel du travail se fait sur des bases de données.

Les employeurs sont variés : grandes entreprises industrielles ou de services, banques et assurances, cabinets de conseil et instituts d'études (Xerfi, Rexecode…), fédérations professionnelles, mais aussi organismes publics comme l'INSEE, la Banque de France ou les ministères. Les déplacements existent (conférences, collecte de données, présentations chez des clients) mais restent occasionnels. L'anglais est indispensable dès qu'on travaille sur des marchés internationaux.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, domicile
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on se spécialise : économiste sectoriel (énergie, immobilier, agroalimentaire), spécialiste des marchés émergents, économiste du climat et de la transition écologique — un domaine qui recrute fortement. La progression passe surtout par la réputation : les analyses justes et bien argumentées ouvrent la voie au poste de chef économiste, qui pilote une équipe et devient une voix écoutée dans les médias économiques.

D'autres bifurcations sont fréquentes : la data science et l'analyse quantitative, le conseil en stratégie, la direction des études ou du contrôle de gestion, la recherche académique (avec un doctorat), ou encore le journalisme économique. Les compétences en modélisation et en traitement de données s'exportent très bien vers les métiers de la data.

Perspectives d'emploi

Stable

Le nombre de postes strictement intitulés « économiste d'entreprise » reste limité : ils se concentrent dans les grandes structures (banques, assurances, groupes industriels, cabinets de conseil, instituts d'études) et les organismes publics comme l'INSEE ou la Banque de France. La concurrence est réelle sur ces postes, et un master d'une formation reconnue ou un diplôme d'ingénieur statisticien fait souvent la différence. En revanche, les compétences du métier — modélisation, économétrie, traitement de données, analyse de marché — sont très demandées et permettent de viser un spectre bien plus large de postes : analyste économique, data analyst, chargé d'études, consultant, contrôleur de gestion. Deux domaines tirent particulièrement le recrutement : l'économie de l'énergie et de la transition écologique, et les profils à double compétence économie + data science / IA. Les intitulés « analyste économique » et « consultant en analyse économique » rassemblent plusieurs centaines d'offres actives sur les grandes plateformes d'emploi.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe économisteÉconomètreÉconomisteÉconomiste chercheur / Économiste chercheuseÉconomiste d'entrepriseChargé / Chargée d'études économiquesAnalyste économiqueMacro-économisteÉconomiste de marchéBusiness economist

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur