Gendarme

À partir du Bac Emploi : Favorable
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Gendarme
Julia Anseele / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 2 964 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le gendarme est un militaire qui protège les personnes et les biens : il patrouille, porte secours sur les accidents, mène des enquêtes judiciaires et fait respecter la loi, surtout dans les zones rurales et périurbaines. C'est un métier de terrain, jamais routinier, où l'on passe d'un contrôle routier à une enquête pour cambriolage ou à une recherche de personne disparue. Accessible avec le bac (et même sans diplôme comme gendarme adjoint volontaire), il se rejoint par concours et offre un emploi stable, un logement en caserne et des dizaines de spécialités possibles.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
2 964 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
3 800 € brut

En sortie d'école, un sous-officier de gendarmerie perçoit environ 2 000 à 2 300 € brut par mois, soit autour de 1 800 à 2 150 € net une fois les primes intégrées (indemnité de sujétions spéciales de police d'environ 28,5 % du traitement brut, indemnité pour charges militaires, indemnités liées au lieu d'affectation). Le logement en caserne est fourni, ce qui représente un avantage de 700 à 1 200 € par mois selon la zone : le pouvoir d'achat réel dépasse souvent 2 700 €. Un gendarme adjoint volontaire démarre beaucoup plus bas (environ 1 100 à 1 300 € net, logé). Avec l'ancienneté, les grades (maréchal des logis chef, adjudant, major) et les spécialités, la rémunération monte vers 2 800 à 3 800 € brut. Un officier sorti de l'EOGN démarre autour de 2 800 € net. La formation est rémunérée dès le premier jour.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Baccalauréat (général, technologique ou professionnel)

Trois portes d'entrée principales. 1) Gendarme adjoint volontaire (GAV) : aucun diplôme exigé, de 17 à 26 ans, sélection sur dossier et tests, puis 13 semaines de formation en école de gendarmerie. C'est souvent un tremplin vers le concours de sous-officier. 2) Sous-officier de gendarmerie (SOG) — c'est le « gendarme » au sens courant : concours ouvert aux titulaires du bac (ou d'un titre de niveau 4 RNCP), de 18 à 35 ans, avec épreuves écrites (français, culture générale, tests psychotechniques), épreuves sportives et entretien. Les lauréats suivent 12 mois de formation rémunérée en école de gendarmerie (Chaumont, Dijon, Montluçon, Tulle, Châteaulin, Fontainebleau...) avant d'être affectés. 3) Officier de gendarmerie : concours à bac+5, puis 2 ans de formation à l'EOGN (École des officiers de la gendarmerie nationale) à Melun. Conditions communes à tous : être de nationalité française, jouir de ses droits civiques, avoir effectué la JDC, être apte physiquement et médicalement, et avoir un casier judiciaire vierge. Aucune filière de bac n'est imposée, mais un bac pro Métiers de la sécurité, un bac général ou une licence de droit sont des atouts pour les épreuves et pour la suite de carrière. Des classes préparatoires intégrées et des dispositifs comme les cadets de la gendarmerie existent pour préparer les concours.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Baccalauréat (général, technologique ou professionnel)
Bac
Bac professionnel Métiers de la sécurité

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Management opérationnel de la sécurité
Bac+3
Licence mention droit
Bac+5
Master (bac+5, toutes disciplines) — accès au concours d'officier de gendarmerie
Autre
Sans diplôme — engagement comme gendarme adjoint volontaire (GAV)

Certifications et permis

Requis
Journée défense et citoyenneté (JDC) Avoir participé à la JDC est une condition obligatoire pour candidater à tout recrutement de la gendarmerie.
Requis
Permis B La conduite de véhicules d'intervention fait partie du quotidien ; le permis est exigé ou à obtenir rapidement.
Atout
Officier de police judiciaire (OPJ) Examen passé en interne après quelques années : il permet de diriger des enquêtes judiciaires.
Atout
Permis A (moto) Indispensable pour rejoindre les unités motocyclistes et la sécurité routière (EDSR).
Atout
PSC1 / formation aux premiers secours Le secourisme est enseigné en école mais l'avoir avant est un vrai plus pour le dossier.
Atout
Qualifications de spécialité (cynophile, montagne, nautique, cyber, TIC) Certifications internes obtenues après quelques années pour accéder aux unités spécialisées.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Premiers secours et gestes d'urgence
Indispensable Maniement des armes et tir
Un plus Conduite de véhicules d'intervention
Indispensable Techniques d'intervention et de maîtrise des personnes
Indispensable Procédure pénale et rédaction de procès-verbaux
Important Enquête judiciaire et relevé d'indices
Un plus Utilisation des fichiers et outils numériques de police judiciaire

Les qualités qui comptent

Important Discrétion et respect du secret professionnel
Indispensable Sang-froid et gestion du stress
Important Esprit d'équipe
Indispensable Sens du contact et diplomatie
Important Endurance physique et mentale
Important Discipline et sens du devoir

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le gendarme travaille rarement seul : il patrouille en binôme ou en équipe, au sein d'une brigade territoriale ou d'une unité spécialisée. Une journée type n'existe pas vraiment. Le matin, il peut rédiger des procès-verbaux et auditionner une victime de cambriolage ; l'après-midi, tenir un contrôle routier ou intervenir sur un accident pour porter secours et réguler la circulation ; la nuit, répondre à un appel du 17 pour un différend familial ou une alarme déclenchée.

Une grande partie du métier est judiciaire : recueillir des plaintes, relever des indices sur une scène de crime, rechercher des personnes disparues, enquêter sur des vols, des trafics de stupéfiants, des violences ou de la cybercriminalité. L'autre partie relève de la sécurité publique et de la prévention : surveiller le territoire, sécuriser des événements (festivals, matchs, sommets), assister la population lors de catastrophes naturelles. À cela s'ajoutent l'entraînement au tir, le sport et les formations continues, qui font partie intégrante du service.

Les conditions de travail

La gendarmerie est une force armée : le gendarme est un militaire, soumis au statut militaire (disponibilité permanente, obligation de réserve, mutations, discipline). Il est le plus souvent logé en caserne avec sa famille, ce qui pèse lourd dans le pouvoir d'achat mais implique aussi d'habiter sur son lieu de travail. Le rythme est exigeant : gardes, astreintes, interventions de nuit, week-ends et jours fériés. Le travail se fait beaucoup en extérieur et en véhicule, par tous les temps, avec un équipement lourd (gilet pare-balles, arme, matériel).

Le métier expose à des situations difficiles — accidents graves, violences, conflits — et demande un vrai sang-froid. En contrepartie, il offre une sécurité de l'emploi rare, un fort esprit de corps et le sentiment concret d'être utile. Les gendarmes mobiles, eux, sont déplacés partout en France (et parfois outre-mer) pour le maintien de l'ordre, avec de longs déplacements.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement extérieur, véhicule, bureau, caserne
Comment ça évolue ?

Après quelques années, le gendarme peut se spécialiser : police judiciaire (enquêteur, technicien en identification criminelle), motocycliste et sécurité routière, cynophile (maître-chien), montagne (PGHM), nautique, cyber (C3N), négociation, ou intégrer des unités d'élite comme le GIGN. Il peut aussi passer l'examen d'officier de police judiciaire (OPJ), qui ouvre la direction des enquêtes.

Côté carrière, la progression se fait par grades (gendarme, maréchal des logis chef, adjudant, adjudant-chef, major) et par les concours internes, qui permettent de devenir officier de gendarmerie et de commander une unité. Beaucoup de gendarmes adjoints volontaires passent ensuite le concours de sous-officier. Enfin, une reconversion vers le civil est courante après 15 ou 20 ans de service : sûreté d'entreprise, sécurité privée, enquête, formation, administration publique.

Perspectives d'emploi

Favorable

La gendarmerie recrute massivement et de façon continue : environ 2 200 places étaient ouvertes à la seule session de mars 2026 du concours de sous-officier, plus une seconde session en septembre, auxquelles s'ajoutent plusieurs milliers de postes de gendarmes adjoints volontaires chaque année. Les créations de postes prévues par les lois de programmation (nouvelles brigades territoriales, renforcement de la présence en zone rurale) soutiennent la demande. Le concours reste sélectif mais l'un des plus accessibles de la sécurité publique au niveau bac. L'emploi est garanti après réussite : le recrutement débouche sur un engagement, avec une affectation partout en France et outre-mer — la mobilité géographique est la vraie contrainte, pas la disponibilité des postes.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Sous-officier / Sous-officière de gendarmerieGendarme adjoint / Gendarme adjointeGendarme adjoint volontaire (GAV)Gendarme mobileEnquêteur de gendarmerie / Enquêtrice de gendarmerieMotocycliste de la gendarmerieMaître-chien / Maîtresse-chien de la gendarmerieMaréchal / Maréchale des logis de gendarmerieMaréchal / Maréchale des logis chef de gendarmerieBrigadier / BrigadièreAgent / Agente de la force publiqueAuxiliaire de gendarmerie

Liens utiles

Statuts professionnels

Militaire