Attention : ces montants sont donnés en équivalent temps plein (151,67 h/mois), ce qui est rare dans ce métier — la plupart des salariés travaillent à temps partiel chez plusieurs employeurs et perçoivent au prorata des heures. Chez un particulier employeur, le minimum conventionnel de branche (supérieur au SMIC) est d'environ 12,61 € brut de l'heure au 1er juin 2026, soit près de 9,85 € net, ou 13,87 € brut avec les 10 % de congés payés inclus. Avec de l'expérience, une spécialisation (garde d'enfants, personnes dépendantes) ou en Île-de-France, le taux horaire monte vers 14-15 € brut. Le paiement se fait souvent via le CESU, et le particulier employeur bénéficie d'un crédit d'impôt de 50 %, ce qui facilite les augmentations. Les heures de nuit, dimanches et jours fériés sont majorées, et les frais de déplacement entre domiciles sont indemnisés.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible sans diplôme ni expérience : beaucoup débutent après un premier contact avec une agence de services à la personne ou un particulier employeur. Une formation reste très fortement conseillée pour être mieux payé, accéder aux publics fragiles (enfants en bas âge, personnes âgées ou dépendantes) et évoluer.
Voies les plus directes : le titre Employé familial de la branche des particuliers employeurs (IPERIA, niveau CAP, accessible en formation continue ou par VAE, en 3 blocs de compétences), et le titre professionnel Assistant de vie aux familles (ADVF, niveau CAP, délivré par le ministère du Travail, souvent en 6 à 9 mois). En formation initiale, le CAP Agent accompagnant au grand âge (qui a remplacé le CAP ATMFC à la rentrée 2023) et le CAP Accompagnant éducatif petite enfance sont les CAP de référence ; le CS (ex-mention complémentaire) Aide à domicile se prépare en 1 an après un CAP. Pour aller plus loin : bac pro Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) ou DEAES.
L'alternance et la VAE sont très utilisées dans le secteur, et les formations de la branche (IPERIA) sont financées pour les salariés du particulier employeur.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
L'employé familial intervient au domicile d'un ou plusieurs particuliers, souvent quelques heures par semaine chez chacun. Son cœur de métier, c'est l'entretien du cadre de vie : ménage des pièces, sols, sanitaires et vitres, rangement, entretien du linge (lavage, séchage, repassage, petits raccommodages), utilisation raisonnée des produits et des appareils ménagers.
À cela s'ajoutent très souvent des tâches de la vie quotidienne : faire les courses, préparer des repas simples et équilibrés, s'occuper des animaux ou des plantes, réceptionner un livreur. Selon les familles, le poste s'élargit à l'accompagnement de personnes : emmener les enfants à l'école, les aider aux devoirs ou jouer avec eux ; aider une personne âgée à se lever, à s'habiller, à marcher, la stimuler, l'accompagner à un rendez-vous ou l'aider dans des démarches administratives courantes. Dans les grandes maisons, un employé familial expérimenté peut coordonner le travail d'autres membres du personnel de maison.
On travaille chez les gens, dans leur intimité : la discrétion, le respect et la ponctualité sont non négociables. Les horaires sont rarement du 9h-17h — ils sont fractionnés et calés sur les moments clés de la journée (matin, midi, sortie d'école, soir), avec parfois du week-end ou des jours fériés (généralement majorés). Le temps plein est peu fréquent : beaucoup de salariés cumulent 2 à 3 employeurs, d'où l'importance du permis B et d'un véhicule, surtout en zone rurale ou périurbaine.
Physiquement, le métier demande d'être debout, de se baisser, de porter des charges légères et de répéter des gestes : les troubles musculo-squelettiques sont le principal risque, d'où les formations « gestes et postures ». On peut être salarié directement d'un particulier employeur (convention collective des particuliers employeurs, déclaration via le CESU), d'une association ou d'une entreprise de services à la personne, ou travailler à son compte en auto-entrepreneur pour des prestations de ménage.
C'est un métier tremplin. Après quelques années, on peut se spécialiser : garde d'enfants à domicile, assistant de vie auprès de personnes âgées ou en situation de handicap (titre ADVF), voire assistant maternel. La VAE (validation des acquis de l'expérience) permet de transformer l'expérience en diplôme sans retourner en cours : titre Employé familial, titre Assistant de vie aux familles, DEAES (accompagnant éducatif et social).
Avec un diplôme supplémentaire, les portes s'ouvrent vers aide-soignant, ATSEM, technicien de l'intervention sociale et familiale (TISF), ou vers l'encadrement : responsable de secteur puis responsable d'agence dans une structure de services à la personne. Certains créent leur propre entreprise de services à la personne (agrément ou déclaration obligatoire pour les publics fragiles).
Le secteur des services à la personne est l'un des plus en tension de France : plus de 8 recrutements sur 10 d'aide à domicile ou d'auxiliaire de vie sont jugés difficiles, et ces offres reçoivent en moyenne moins de 3 candidatures. France Stratégie évalue les besoins à plus de 500 000 recrutements à l'horizon 2030, portés par le vieillissement de la population et les politiques de maintien à domicile. Les employeurs sont variés : 3,3 millions de particuliers employeurs, associations (premier employeur du secteur social), entreprises de services à la personne et CCAS. On trouve un emploi rapidement, partout sur le territoire, y compris sans diplôme — la vraie difficulté du métier est plutôt de constituer un planning à temps plein et correctement rémunéré, d'où l'intérêt de se professionnaliser rapidement.