Dentiste équin

Dentiste équine
À partir du Bac Emploi : Stable
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Dentiste équin
Navi / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 3 900 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le dentiste équin — officiellement technicien dentaire équin (TDE) — soigne la bouche des chevaux, poneys et ânes : il repère les surdents, lime les tables dentaires, retire les dents de loup et conseille les propriétaires. Une mauvaise dentition, et le cheval mange mal, maigrit ou refuse le mors : ce professionnel est donc essentiel à son bien-être et à ses performances. Un métier de terrain, très physique, exercé presque toujours en libéral, avec une camionnette, du matériel de précision et beaucoup de kilomètres.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 900 €
net / mois
≈ 2,7 SMIC
5 000 € brut

Le métier s'exerçant presque exclusivement en libéral, il ne s'agit pas d'un salaire mais d'un revenu d'activité, très dépendant de la clientèle constituée. Les premières années sont souvent modestes (l'équivalent de 1 800 à 2 500 € net par mois), le temps de rentabiliser la formation (environ 15 000 €) et l'équipement (15 000 à 25 000 €). Un TDE installé depuis 5 ans et plus se situe généralement entre 3 000 et 4 500 € net mensuels, davantage avec une clientèle dense. Le tarif d'une intervention se situe autour de 60 à 120 € par cheval, pour 4 à 8 interventions par jour. Un vétérinaire spécialisé en dentisterie équine peut dépasser ces fourchettes. Les montants en euros affichés ici sont une estimation en équivalent brut mensuel à titre de repère.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Titre professionnel Technicien dentaire équin (TDE)

Le métier est réglementé : il faut impérativement obtenir le titre professionnel de Technicien dentaire équin (TDE), enregistré au RNCP au niveau 4 (équivalent bac), délivré conjointement par la FFTDE (Fédération française des techniciens dentaires équins) et le SNVEL (Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral).

Accès à la formation : avoir 18 ans minimum, être titulaire d'un diplôme de niveau 4 (bac) — ou de niveau 3 avec une expérience significative pour les reconversions — et réussir un entretien de motivation. Une bonne pratique préalable du cheval est très fortement recommandée.

La formation se fait par la voie de la formation professionnelle continue, sur 15 mois minimum, avec au moins 450 heures de cours en présentiel (théorie, pratique sur le terrain, déontologie), complétées par des stages. Trois centres sont agréés : l'EPL de Mancy (Lons-le-Saunier, Jura), le CFPPA Yvetot – NaturaPÔLE (Seine-Maritime) et l'École européenne de dentisterie équine (EEDE, Belgique). Comptez environ 15 000 € de formation, auxquels s'ajoutent le matériel et le véhicule (15 000 à 25 000 €).

Un bac pro CGEH (Conduite et gestion de l'entreprise hippique) ou un BTSA Productions animales constituent d'excellents tremplins avant d'entrer en formation TDE. Pour exercer l'intégralité des actes de dentisterie équine (sédation, extractions complexes, chirurgie), il faut en revanche le diplôme d'État de docteur vétérinaire (école nationale vétérinaire, 6 ans après le bac).

Diplômes les plus adaptés

Bac
Titre professionnel Technicien dentaire équin (TDE)

Diplômes envisageables

Bac
Bac professionnel CGEH — Conduite et gestion de l'entreprise hippique
Bac+2
BTSA Productions animales
Bac+5
Diplôme d'État de docteur vétérinaire (spécialisation dentisterie équine)

Certifications et permis

Requis
Conventionnement FFTDE / Ordre des vétérinaires (CNOV) Sans ce conventionnement, l'exercice de la dentisterie équine par un non-vétérinaire est illégal en France.
Requis
Permis B Indispensable : le TDE se déplace en permanence entre écuries, haras et centres équestres.
Requis
Formation continue (60 points par an) Obligation annuelle de développement professionnel pour conserver le conventionnement.
Atout
Galops / diplômes fédéraux d'équitation (FFE) Une solide expérience du cheval facilite grandement la contention et la sécurité pendant les soins.
Atout
Formation aux premiers secours et à la sécurité en milieu équin Un atout réel pour travailler seul auprès d'animaux imprévisibles.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anatomie et physiologie dentaire du cheval
Indispensable Examen clinique de la cavité buccale (pas-d'âne, miroir, sondage)
Indispensable Nivellement des tables dentaires (râpe manuelle et fraise électrique)
Indispensable Techniques de contention et manipulation du cheval en sécurité
Important Extraction des dents de lait et des dents de loup
Important Hygiène, asepsie et entretien du matériel
Important Gestion d'une entreprise libérale (devis, facturation, tournées)

Les qualités qui comptent

Important Patience
Indispensable Sens de l'observation et minutie
Important Pédagogie et relation client
Indispensable Calme et sang-froid face à un animal de 500 kg
Important Endurance physique et autonomie

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un dentiste équin se passe sur la route et dans les écuries. Il enchaîne en général 4 à 8 interventions par jour, chez des particuliers, dans des centres équestres, des haras ou des écuries de course. À chaque rendez-vous, il commence par un échange avec le propriétaire (le cheval mâche-t-il de travers ? perd-il du grain ? résiste-t-il au mors ?), puis il installe le cheval, pose un pas-d'âne (l'ouvre-bouche) et examine la cavité buccale à la lampe frontale et au miroir.

Vient ensuite le soin proprement dit : nivellement des tables dentaires à la râpe manuelle ou à la fraise électrique pour éliminer les pointes d'émail qui blessent les joues et la langue, détartrage, extraction des dents de lait et des dents de loup. Le TDE termine par des recommandations (alimentation, rythme des contrôles — en général une visite par an) et un compte-rendu. Attention : sans le diplôme de vétérinaire, il ne pose pas de diagnostic médical, ne sédate pas et n'effectue pas d'extraction de dents définitives — dans ces cas, il oriente vers un vétérinaire. Un dentiste équin qui est aussi vétérinaire, lui, peut prendre en charge les actes complexes.

Les conditions de travail

C'est un métier de plein air, exercé dans des écuries parfois froides, poussiéreuses ou mal éclairées. Il faut porter du matériel, travailler debout bras levés pendant de longues minutes, gérer des chevaux de 500 kg qui ne sont pas toujours coopératifs : la vigilance et la condition physique sont indispensables. Les horaires sont variables, calés sur les disponibilités des clients — début tôt, fin tard, samedis fréquents — et les déplacements couvrent souvent un rayon de 100 à 200 km.

La profession est réglementée depuis 2011 (ordonnance n° 2011-862). Pour exercer légalement, il faut être titulaire du titre de technicien dentaire équin, enregistré au RNCP au niveau 4 (bac), délivré conjointement par la FFTDE et le SNVEL, et être conventionné auprès de l'Ordre des vétérinaires. La très grande majorité des TDE travaillent en libéral : ils créent leur entreprise, gèrent leur agenda, leur facturation et leur clientèle. Ils entretiennent aussi 60 points de formation continue par an pour conserver leur conventionnement.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, exploitation agricole, véhicule
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, un TDE développe sa clientèle et peut se spécialiser : chevaux de sport ou de course, équidés de trait, ânes, ou encore travail en binôme avec des vétérinaires sur des cas complexes. Certains deviennent formateurs dans les centres agréés, encadrent des stagiaires ou interviennent en congrès. D'autres élargissent leur activité vers d'autres soins équins (ostéopathie animale, maréchalerie, conseil en alimentation) pour proposer un accompagnement global.

La voie la plus poussée reste le doctorat vétérinaire, qui ouvre l'ensemble des actes de dentisterie équine et la possibilité d'intégrer une clinique équine ou d'ouvrir sa propre structure. À l'inverse, les compétences acquises (relation client, gestion d'entreprise, connaissance du monde du cheval) permettent une reconversion assez naturelle vers d'autres métiers de la filière équestre : commerce de matériel, gestion d'écurie, élevage.

Perspectives d'emploi

Stable

C'est un métier de niche : la FFTDE recense environ 235 à 255 praticiens conventionnés en activité en France (hors vétérinaires). L'activité s'est nettement développée depuis la reconnaissance légale de 2011, portée par une attention croissante au bien-être équin et par une filière de près d'un million d'équidés. Il ne faut toutefois pas s'attendre à trouver des offres d'emploi : on ne devient pas TDE en étant recruté, on s'installe. Le vrai enjeu est donc commercial et géographique — construire un secteur, se faire connaître des centres équestres, éleveurs et vétérinaires, et fidéliser. Les zones à forte densité équine (Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Île-de-France) sont plus concurrentielles ; certaines régions rurales restent sous-dotées.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Technicien / Technicienne dentaire équinTechnicien / Technicienne dentiste équinTDETechnicien dentaire équin conventionnéDentiste équinPraticien en dentisterie équineVétérinaire spécialisé en dentisterie équine

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéLibéralIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entreprise