Courtier / Courtière en vins

Courtière en vins
À partir du Bac +2 Emploi : Stable
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Courtier / Courtière en vins
Jametlene Reskp / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 3 276 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le courtier en vins est l'intermédiaire de confiance entre les vignerons et les négociants : il connaît par cœur les parcelles, les appellations et les millésimes de sa région, goûte les cuves et rapproche celles et ceux qui vendent de celles et ceux qui achètent. Un métier de terrain, de palais et de réseau, où l'on passe ses journées dans les chais plutôt que derrière un bureau. Attention : c'est une profession réglementée, qui exige de réussir un examen devant une CCI et de s'inscrire au registre national.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 276 €
net / mois
≈ 2,3 SMIC
4 200 € brut

Un courtier débutant salarié dans un cabinet de courtage démarre autour de 2 000 à 2 500 € brut par mois. Avec de l'expérience et un portefeuille bien installé, la rémunération monte à 40 000-50 000 € brut par an, soit environ 3 300 à 4 200 € brut mensuels, et peut aller bien au-delà pour les courtiers installés sur les grandes appellations. La particularité du métier : le revenu vient du « courtage », un pourcentage du montant des transactions dont le taux est fixé par les syndicats professionnels (2 % à Bordeaux, par exemple), versé le plus souvent par l'acheteur. Les revenus sont donc directement liés au volume d'affaires conclu et varient selon les millésimes et la santé du marché.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTSA technico-commercial option vins, bières et spiritueux

Aucun diplôme unique n'est imposé, mais il faut prouver une qualification dans la filière viti-vinicole : diplôme du secteur, stage ou expérience professionnelle de six mois minimum. La voie la plus directe est le BTSA technico-commercial option vins, bières et spiritueux (bac+2), très reconnu par les professionnels, souvent préparé en alternance (CAFA à Bordeaux, CFA Edgard Pisani, campus agricoles viticoles). Le BTSA viticulture-œnologie est une bonne alternative pour ceux qui veulent d'abord maîtriser la technique. En amont, le bac pro conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole ou un bac général/STAV donnent accès à ces BTSA. Beaucoup poursuivent ensuite en licence professionnelle commerce et commercialisation des vins (bac+3), voire en master ou diplôme national d'œnologue (bac+5) pour viser l'international ou l'expertise. Dans tous les cas, l'accès effectif à la profession passe par l'examen de la CCI puis l'inscription au Registre national des courtiers en vins et spiritueux (déclaration + frais d'environ 300 €).

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTSA technico-commercial option vins, bières et spiritueux
Bac+2
BTSA viticulture-œnologie
Bac+3
Licence pro mention commercialisation de produits et services (parcours commerce des vins et spiritueux)

Diplômes envisageables

Bac+2
Titre professionnel Conseiller commercial en vins et spiritueux
Bac
Bac pro conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole
Autre
CS (certificat de spécialisation) commercialisation des vins
Bac+5
Diplôme national d'œnologue (DNO)

Certifications et permis

Requis
Examen professionnel de courtier en vins et spiritueux (CCI) Épreuve orale (exposé + entretien) devant un jury de chambre de commerce et d'industrie, obligatoire pour exercer ; six mois d'attente en cas d'échec.
Requis
Inscription au Registre national des courtiers en vins et spiritueux Formalité obligatoire auprès de CCI France (décret n° 2020-1253) sans laquelle l'activité ne peut pas être exercée légalement.
Requis
Permis B Indispensable pour sillonner les vignobles et enchaîner les visites de domaines et de chais.
Atout
WSET Level 2 ou 3 (Wine & Spirit Education Trust) Certification internationale en dégustation et connaissance des vins, très appréciée pour travailler à l'export.
Atout
Diplôme universitaire d'aptitude à la dégustation (DUAD) Formation universitaire qui affine le palais et la capacité à décrire un vin, un vrai plus pour un courtier.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais professionnel
Indispensable Dégustation et analyse sensorielle
Important Prospection et gestion d'un portefeuille de clients
Indispensable Connaissance des appellations, cépages et millésimes
Indispensable Négociation commerciale et fixation des prix
Important Réglementation viti-vinicole et traçabilité des produits
Important Veille sur les marchés, les volumes et les cours du vin

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et organisation
Indispensable Sens du relationnel et capacité à bâtir un réseau
Indispensable Impartialité et discrétion
Important Mémoire des vins et des personnes
Un plus Curiosité et goût du terrain

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le courtier en vins passe l'essentiel de son temps sur la route, entre les domaines et les maisons de négoce. Il visite les vignerons, déguste les cuves et les échantillons, prend des notes précises sur la qualité, le volume disponible, le millésime et le potentiel de garde de chaque lot. À partir de ces dégustations, il constitue un « catalogue » de vins qu'il propose ensuite aux négociants, caves coopératives, distributeurs ou restaurateurs dont il connaît les besoins.

Son cœur de métier, c'est la mise en relation et la négociation : il rapproche une offre et une demande, discute le prix au tonneau ou à l'hectolitre, fixe les conditions (volumes, délais, transport) et rédige le bordereau de vente qui scelle l'accord. Ensuite, il suit la transaction jusqu'au bout : conformité de la livraison, documents de traçabilité, respect de la réglementation. Il consacre aussi beaucoup de temps à la veille — cours du marché, récoltes, tendances de consommation — et à l'entretien de son réseau lors des salons, foires et dégustations professionnelles.

Les conditions de travail

C'est un métier de proximité, ancré dans les grandes régions viticoles : Bordelais, Bourgogne, Champagne, Val de Loire, Vallée du Rhône, Languedoc. On y est très mobile — le permis B et la voiture sont des outils de travail quotidiens — et les journées se partagent entre chais, caves, vignes et bureaux de négociants. Le rythme est fortement saisonnier : intense au moment des vendanges, des primeurs et des campagnes de commercialisation, plus calme le reste de l'année. Une partie administrative (bordereaux, suivi, prospection) peut se faire à distance, mais le terrain reste incontournable.

La profession est réglementée par la loi du 31 décembre 1949 et le décret n° 2020-1253 du 13 octobre 2020 : il faut justifier d'un diplôme de la filière viti-vinicole, d'un stage ou d'une expérience de six mois minimum, réussir un examen organisé par une chambre de commerce et d'industrie (exposé oral + entretien), puis s'inscrire au Registre national des courtiers en vins et spiritueux géré par CCI France. Le statut impose une stricte neutralité : le courtier ne peut ni acheter ni vendre du vin pour son propre compte, ni être négociant, ni œnologue — c'est ce qui fonde sa crédibilité auprès des deux parties.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement exploitation agricole, véhicule, extérieur, bureau
Comment ça évolue ?

On commence souvent comme collaborateur dans un cabinet de courtage ou aux côtés d'un courtier confirmé, le temps de se constituer un carnet d'adresses et une réputation — c'est le vrai capital du métier. On peut ensuite s'installer à son compte, créer sa propre société de courtage, se spécialiser sur un segment (grands crus, vins bio, spiritueux, vins en vrac) ou sur une zone géographique. Les passerelles sont nombreuses vers le négoce, le commerce international des vins et spiritueux, la direction commerciale d'un domaine ou d'une maison, l'expertise et le conseil, voire le courtage de propriétés viticoles.

Perspectives d'emploi

Stable

Le courtage en vins est un métier de niche : quelques centaines de professionnels en France, concentrés dans les grandes régions viticoles, et un renouvellement qui se fait surtout par transmission de portefeuille ou par cooptation au sein des cabinets existants. Les recrutements directs sont donc rares et il faut souvent se faire une place en commençant comme technico-commercial ou assistant courtier. La filière vigne et vin dans son ensemble recrute en revanche activement (plus de 10 000 offres par an sur les plateformes spécialisées comme Vitijob), ce qui offre de bonnes portes d'entrée. Le métier reste sensible à la conjoncture du marché du vin — baisse de la consommation en France, aléas climatiques sur les récoltes, tensions à l'export — mais l'intermédiation reste structurellement indispensable entre une multitude de petits producteurs et les maisons de négoce.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Courtier / Courtière en vins et spiritueuxCourtier de campagne / Courtière de campagneCourtier assermenté / Courtière assermentée en vinsCourtier / Courtière en champagneNégociant / Négociante de vins et spiritueuxWine broker

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entreprise