Conseiller / Conseillère en études actuarielles

Conseillère en études actuarielles
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Conseiller / Conseillère en études actuarielles
Luke Chesser / Unsplash
Salaire net ~2 175 – 4 500 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le conseiller en études actuarielles est le « mathématicien du risque » d'une compagnie d'assurance : il calcule la probabilité qu'un accident, une maladie ou un décès survienne, puis en déduit le prix juste d'un contrat. Entre statistiques, code informatique et gros volumes de données, il aide l'entreprise à décider combien elle peut promettre sans se mettre en danger. Un métier très recherché, bien payé dès la sortie d'école, pour ceux qui aiment les maths appliquées au monde réel.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 175 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 900 € brut
Expérimenté
4 500 €
net / mois
≈ 3,2 SMIC
6 000 € brut

Un débutant en études actuarielles démarre autour de 34 000 à 40 000 € brut par an, soit environ 2 900 à 3 300 € brut mensuels (davantage en Île-de-France, où les salaires sont 10 à 15 % au-dessus de la province, et dans le conseil ou la réassurance). Après 5 à 8 ans et l'obtention de la qualification d'actuaire, la rémunération atteint fréquemment 4 500 à 6 000 € brut par mois. Les profils seniors (directeur technique, fonction actuarielle, actuaire en cabinet) dépassent 80 000 à 100 000 € brut annuels. À cela s'ajoutent souvent une part variable, l'intéressement et la participation, très développés dans le secteur de l'assurance.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Actuariat

Le métier est accessible à bac+5 minimum. Le parcours le plus direct : un bac général avec spécialité mathématiques (idéalement maths expertes), puis soit une licence de mathématiques / MIASHS suivie d'un master mention Actuariat, soit une prépa scientifique ou économique menant à une école reconnue. Onze formations sont accréditées par l'Institut des actuaires (neuf en formation initiale, deux en formation continue) : ISFA (Lyon 1), ENSAE Paris, ISUP (Sorbonne Université), EURIA (Brest), DUAS (Strasbourg), Paris-Dauphine, ESSEC, Collège des ingénieurs, école d'actuariat du Mans, plus le CEA et le master du Cnam en continu. Ce sont ces cursus qui permettent de soutenir un mémoire devant le jury de l'Institut et de devenir actuaire associé.

D'autres masters ouvrent la porte au métier : mathématiques appliquées et statistique, ingénierie financière, économétrie, data science, ou un diplôme d'ingénieur avec spécialisation actuariat/finance. L'alternance est très répandue en master 2 et constitue souvent la voie d'entrée la plus efficace vers un premier CDI. Un bon niveau d'anglais et une vraie aisance en programmation (R, Python, SAS, VBA) sont attendus dès le stage de fin d'études.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Actuariat
Bac+5
Diplôme d'actuaire de l'ISFA (Université Claude Bernard Lyon 1)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'ENSAE Paris (voie actuariat / gestion des risques)

Diplômes envisageables

Bac+5
Mastère spécialisé Actuariat
Bac+5
Master mention Mathématiques appliquées, statistique
Bac+3
Licence mention Mathématiques (étape vers le master actuariat)

Certifications et permis

Atout
Qualification d'actuaire associé de l'Institut des actuaires Obtenue en soutenant un mémoire devant le jury de l'Institut à l'issue d'une formation accréditée ; c'est le sésame pour porter ensuite le titre d'actuaire qualifié.
Atout
Titre d'actuaire qualifié puis certifié (Institut des actuaires) Accordé après au moins 3 ans d'expérience professionnelle variée, il ouvre les postes à responsabilité et la reconnaissance internationale.
Atout
Certificat d'expertise actuarielle (CEA) Formation continue de l'Institut du risk management permettant à un professionnel déjà en poste d'accéder à l'actuariat.
Atout
Certifications data / cloud (SAS, Python, Azure, AWS) Atout de plus en plus valorisé avec l'industrialisation des modèles et l'arrivée du machine learning dans les études actuarielles.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Probabilités et statistiques appliquées
Indispensable Modélisation actuarielle et tarification (provisionnement, ALM)
Indispensable Programmation et data (R, Python, SAS, VBA, SQL)
Important Réglementation assurantielle (Solvabilité 2, IFRS 17)
Important Anglais professionnel (lecture technique, restitution)

Les qualités qui comptent

Indispensable Esprit d'analyse et de synthèse
Important Pédagogie : expliquer simplement des résultats complexes
Indispensable Rigueur et fiabilité des calculs
Un plus Curiosité et veille sur les nouveaux risques
Un plus Autonomie et gestion des délais de clôture

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, le conseiller en études actuarielles passe l'essentiel de son temps à faire parler des données. Il récupère l'historique des sinistres de son entreprise (accidents de voiture, dégâts des eaux, arrêts maladie, décès…), le nettoie, puis construit des modèles statistiques qui estiment la fréquence et le coût futur de ces événements. Concrètement : il code en R, Python ou SAS, manipule des bases de données SQL, fait tourner des simulations et vérifie que ses résultats tiennent la route.

À partir de ces modèles, il calcule la tarification d'un nouveau produit d'assurance (combien doit coûter cette garantie ?) et le montant des provisions, c'est-à-dire l'argent que l'assureur doit mettre de côté pour tenir ses engagements. Il travaille aussi sur la gestion actif-passif (ALM) : est-ce que les placements financiers de la compagnie suffiront à payer les rentes dans 20 ou 30 ans ? Il produit enfin les reportings réglementaires exigés par Solvabilité 2 et la norme comptable IFRS 17, et présente ses conclusions — souvent en anglais — aux équipes marketing, comptabilité, finance ou à la direction. Une grande partie du métier consiste justement à traduire des calculs complexes en recommandations claires pour des non-mathématiciens.

Les conditions de travail

C'est un métier de siège social : on l'exerce en bureau, dans les compagnies d'assurance et de réassurance, les mutuelles, les caisses de retraite et de prévoyance, les banques, ou dans des cabinets de conseil spécialisés qui interviennent chez leurs clients. Les horaires sont classiques (35 à 39 heures), avec des pics d'intensité lors des clôtures comptables trimestrielles et annuelles, ou lors du lancement d'un nouveau produit. Le télétravail partiel (2 à 3 jours par semaine) est courant dans le secteur, même si les données manipulées sont sensibles et encadrées.

Le travail est peu physique mais très exigeant intellectuellement : longues heures devant un écran, allers-retours avec les équipes informatiques et comptables, et une responsabilité réelle puisqu'une erreur de modèle peut coûter très cher à l'entreprise. Les postes sont fortement concentrés en Île-de-France, avec quelques pôles régionaux importants (Lyon, Niort, Le Mans, Lille).

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, domicile
Comment ça évolue ?

Le poste de chargé ou conseiller en études actuarielles est la porte d'entrée classique du métier d'actuaire. Après 2 à 3 ans d'expérience et la soutenance d'un mémoire devant le jury de l'Institut des actuaires, on peut demander sa qualification d'actuaire et rejoindre la communauté des actuaires qualifiés puis certifiés. La progression est rapide : responsable d'études, actuaire produit, actuaire ALM, puis chef de projet ou manager d'équipe en 5 à 7 ans.

Ensuite, plusieurs routes s'ouvrent : la spécialisation technique (réassurance, risque de longévité, modélisation catastrophe, data science et IA appliquée à l'assurance), la direction (directeur technique, directeur des risques, fonction actuarielle réglementaire, voire direction générale), le conseil en cabinet, ou encore le passage vers la finance de marché, la gestion d'actifs ou les autorités de contrôle comme l'ACPR. Les compétences en modélisation et en données rendent aussi les reconversions vers le métier de data scientist très accessibles.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est structurellement tendu en faveur des candidats : les écoles d'actuariat affichent des taux de placement proches de 100 %, souvent avant même la remise du diplôme. Trois facteurs entretiennent la demande : la réglementation (Solvabilité 2, puis la norme comptable IFRS 17 entrée en vigueur en 2023, qui a créé un fort besoin de profils techniques), la transformation data des assureurs (machine learning, tarification personnalisée, lutte contre la fraude) et les nouveaux risques à modéliser (climat, cyber, longévité). Les recruteurs sont les grands groupes d'assurance et de réassurance, les mutuelles, les bancassureurs, les institutions de prévoyance et les cabinets de conseil. Le volume total de postes reste toutefois limité — c'est un métier de niche à haute valeur ajoutée, très concentré en Île-de-France — et l'alternance en master 2 est le meilleur accélérateur d'embauche.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée d'études actuarielles en assurancesChargé / Chargée d'études actuarielles gestion actif - passifChargé / Chargée d'études techniques en assurancesActuaire d'étudesActuaire juniorAnalyste actuariel / Analyste actuarielleConsultant / Consultante en actuariatChargé / Chargée d'études statistiques en assurancesActuaire ALM (Asset Liability Management)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant