Conducteur / Conductrice de travaux du bâtiment

Conductrice de travaux du bâtiment
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Conducteur / Conductrice de travaux du bâtiment
Mark Potterton / Unsplash
Salaire net ~2 184 – 4 680 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le conducteur ou la conductrice de travaux est le chef d'orchestre d'un chantier : c'est lui (ou elle) qui décide qui fait quoi, quand, avec quels matériaux et pour quel budget. Entre le bureau, les réunions de chantier et les visites sur le terrain, il transforme des plans en bâtiment livré dans les délais. Un métier de terrain et de décisions, très recherché dans le BTP.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut
Expérimenté
4 680 €
net / mois
≈ 3,3 SMIC
6 000 € brut

Un conducteur de travaux débutant démarre autour de 2 750 à 3 200 € brut par mois (soit environ 35 000 à 40 000 € brut par an), un peu plus pour un profil ingénieur ou en Île-de-France. Après 3 à 8 ans d'expérience, la fourchette monte à 45 000-60 000 € brut annuels (3 700 à 5 000 € par mois). Les profils seniors qui pilotent des opérations complexes ou plusieurs chantiers atteignent 60 000 à 80 000 € brut annuels. Le salaire moyen tous niveaux confondus se situe autour de 44 000 € brut par an. À cela s'ajoutent fréquemment un véhicule de fonction, une prime d'objectif liée à la marge des chantiers, des paniers repas et parfois des indemnités de grand déplacement.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS bâtiment

Le métier est accessible à partir de bac+2, mais l'expérience de terrain compte autant que le diplôme. Trois grandes voies : le BTS bâtiment ou BTS travaux publics (2 ans après le bac, souvent en alternance), le BUT génie civil - construction durable parcours travaux bâtiment (3 ans), ou un diplôme d'ingénieur BTP (ESTP, ESITC, INSA, Polytech, écoles du réseau Compagnons) pour les grosses opérations. Une licence professionnelle « métiers du BTP : bâtiment et construction » permet de passer de bac+2 à bac+3 en 1 an. Le Titre professionnel Conducteur de travaux du bâtiment et du génie civil (niveau 5, Ministère du Travail) est la voie privilégiée pour les personnes en reconversion ou les chefs de chantier expérimentés, accessible en alternance ou en formation continue. Le bac idéal pour se lancer : bac STI2D (architecture et construction), bac pro TEB/TBORGO ou bac général avec spécialités scientifiques. L'alternance est très valorisée dans le secteur : elle permet d'arriver sur le marché avec déjà 2 ou 3 ans de chantier au compteur.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS bâtiment
Bac+2
Titre professionnel Conducteur de travaux du bâtiment et du génie civil
Bac+3
BUT génie civil - construction durable, parcours travaux bâtiment
Bac+3
Licence pro mention métiers du BTP : bâtiment et construction

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS travaux publics
Bac+2
BTS management économique de la construction
Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialité bâtiment / génie civil (ESTP, ESITC, INSA, Polytech)

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable : on passe d'un chantier à l'autre tous les jours, un véhicule de service est généralement fourni.
Requis
AIPR niveau « encadrant » Autorisation d'intervention à proximité des réseaux, exigée pour préparer et encadrer des travaux près de canalisations ou de réseaux électriques.
Atout
Habilitation électrique (B0/H0 ou BE Manœuvre) Nécessaire pour circuler ou intervenir à proximité d'installations électriques sur le chantier.
Atout
SST (Sauveteur Secouriste du Travail) Très apprécié dans le BTP : permet de porter secours en cas d'accident sur le chantier.
Atout
Formation à la prévention des risques BTP (OPPBTP / échafaudages, travail en hauteur) Renforce la crédibilité sur le volet sécurité, qui relève de la responsabilité du conducteur de travaux.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Lecture de plans et de dossiers techniques
Indispensable Planification de chantier (planning Gantt, MS Project)
Indispensable Gestion budgétaire et suivi financier de chantier
Indispensable Réglementation et normes de sécurité sur chantier
Important Métré, chiffrage et étude de prix
Important Techniques de construction (gros œuvre, second œuvre, corps d'état techniques)
Un plus Logiciels de conception et maquette numérique (AutoCAD, Revit, BIM)

Les qualités qui comptent

Important Résistance au stress et à la pression des délais
Important Réactivité face aux imprévus
Indispensable Organisation et sens des priorités
Indispensable Management d'équipe et autorité naturelle
Important Négociation et diplomatie (fournisseurs, sous-traitants, client)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Avant même le premier coup de pelle, le conducteur ou la conductrice de travaux prépare le chantier : il analyse les plans et le dossier technique, chiffre les besoins, consulte les fournisseurs et négocie avec les entreprises sous-traitantes (maçons, électriciens, plombiers, menuisiers…). Il établit ensuite le planning : quelle équipe intervient à quel moment, quel matériel doit être livré, dans quel ordre s'enchaînent les corps de métier.

Une fois le chantier lancé, sa journée type ressemble à ça : point le matin avec les chefs de chantier, tournée sur site pour vérifier l'avancement et la qualité d'exécution, réunion hebdomadaire avec l'architecte et le maître d'ouvrage, puis retour au bureau pour les commandes, les situations de travaux (les factures d'avancement) et le suivi du budget. Il gère aussi les imprévus — une livraison en retard, une intempérie, un problème technique — qui font partie du quotidien. Et il veille en permanence à la sécurité : le respect des règles de prévention sur le chantier relève directement de sa responsabilité.

Les conditions de travail

C'est un métier partagé entre le bureau (agence ou base-vie du chantier) et le terrain. Un conducteur de travaux suit souvent 2 à 5 chantiers en parallèle et passe beaucoup de temps en voiture pour aller de l'un à l'autre : le permis B est indispensable, et un véhicule de fonction est généralement fourni. Les journées sont longues, l'amplitude horaire est large, et la disponibilité est forte quand une échéance de livraison approche. Sur le chantier, il porte les EPI (casque, chaussures de sécurité, gilet) et se déplace dans des environnements bruyants, poussiéreux et exposés à la météo, même si l'effort physique reste modéré : le vrai poids du métier est la pression des délais et du budget.

La plupart exercent comme salariés cadres ou agents de maîtrise dans des entreprises générales du bâtiment, des PME de gros œuvre ou de second œuvre, ou chez des promoteurs. D'autres travaillent pour des bailleurs sociaux, des collectivités ou des hôpitaux (responsable des travaux), souvent en tant que contractuels.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement chantier, bureau, véhicule, extérieur
Comment ça évolue ?

On démarre rarement seul aux commandes : le parcours classique passe par un poste d'aide-conducteur ou de conducteur de travaux junior, souvent après un début comme chef de chantier. Avec l'expérience, on prend des opérations plus grosses et plus techniques, puis on devient conducteur principal, directeur ou directrice de travaux, voire directeur d'agence. D'autres pistes existent : se spécialiser (rénovation énergétique, tertiaire, réhabilitation lourde, génie climatique), passer côté maîtrise d'ouvrage comme chargé d'opérations, rejoindre un bureau d'études de prix, ou créer sa propre entreprise du bâtiment. La formation continue (diplôme d'ingénieur en alternance, CNAM, ESTP) permet aussi de franchir un palier après quelques années de terrain.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le conducteur de travaux fait partie des profils les plus difficiles à recruter du BTP : plus des deux tiers des projets de recrutement du bâtiment sont jugés difficiles par les employeurs, et les postes d'encadrement de chantier sont souvent pourvus par approche directe (chasse de têtes) tant les candidats sont sollicités. La cause est structurelle : les générations de techniciens et cadres formées dans les années 1980-1990 partent à la retraite plus vite que les filières ne forment de nouveaux entrants. Attention toutefois au contexte : les intentions d'embauche dans la construction reculent en 2026 (139 510 projets, -16,4 % sur un an) sous l'effet du ralentissement du logement neuf. La demande reste soutenue sur la rénovation, la réhabilitation et la rénovation énergétique, secteurs portés par les politiques publiques. Concrètement, un jeune diplômé avec de l'alternance derrière lui trouve un poste rapidement, surtout en Île-de-France et dans les grandes métropoles.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conducteur / Conductrice de travauxConducteur / Conductrice de travaux du BTPConducteur / Conductrice de travaux tous corps d'étatConducteur / Conductrice de travaux gros œuvreConducteur / Conductrice de travaux second œuvreConducteur / Conductrice de travaux de génie climatiqueConducteur / Conductrice de travaux en électricitéConducteur / Conductrice de travaux en constructions métalliquesConducteur / Conductrice de travaux en rénovation énergétiqueConducteur / Conductrice de travaux ports maritimes et voies navigablesConducteur / Conductrice d'opérations tous corps d'état (COP)Conducteur principal / Conductrice principale de travauxCoordinateur / Coordinatrice de travaux TCEResponsable des travaux hospitalierSurveillant / Surveillante de travaux du BTPChargé / Chargée de travaux bâtimentCDT

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueChef d'entrepriseApprenti / Alternant