Conducteur / Conductrice de presses en production transformation du verre

Conductrice de presses en production transformation du verre
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
Voir une vidéo
Conducteur / Conductrice de presses en production transformation du verre
Gábor Szűts / Unsplash
Salaire net ~1 443 – 2 184 €/mois
Télétravail Non
Horaires Nuit

Aperçu rapide

Bouteilles, flacons de parfum, verres à pied, pare-brise : derrière chaque objet en verre, il y a une machine qui presse, souffle ou lamine une goutte de verre en fusion à plus de 1 000 °C. Le conducteur de presses pilote ces machines, les règle au dixième de seconde près et veille à ce que chaque pièce sorte parfaite. Un métier d'usine spectaculaire, accessible dès le CAP, où l'on apprend surtout sur le terrain.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 443 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 850 € brut
Expérimenté
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut

En début de carrière, un conducteur débutant démarre autour du SMIC à 1 850 € brut par mois, soit environ 25 000 à 27 000 € brut par an pour un poste peu qualifié. Un conducteur qualifié et autonome se situe entre 2 000 et 2 500 € brut mensuels (28 000 à 33 000 € brut annuels), et un conducteur-régleur expérimenté ou référent de quart peut dépasser 2 800 € brut. Attention : dans l'industrie du verre, le salaire de base ne dit pas tout. La convention collective des industries de fabrication mécanique du verre (IDCC 669) prévoit une **prime de feu** pour les salariés exposés à la chaleur des fours, à laquelle s'ajoutent les primes de poste en feu continu, les majorations de nuit et de dimanche et le 13ᵉ mois. Ces compléments représentent souvent plusieurs centaines d'euros par mois et font une réelle différence sur la fiche de paie.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Conducteur d'installations de production (CIP)

Le métier est accessible avec un CAP/BEP à un bac dans les domaines de la conduite d'installation, de la mécanique, de l'électricité ou de la maintenance — voire sans diplôme avec une expérience en production industrielle, l'entreprise formant alors en interne. Les parcours les plus directs : CAP Conducteur d'installations de production (CIP), puis le CS (ex-MC) Conducteur de machines de verrerie, seul diplôme spécifiquement verrier, qui se prépare en 1 an après un CAP ou un bac pro. Le bac pro Pilote de ligne de production (PLP) est la voie la plus recherchée pour évoluer rapidement vers la conduite de ligne complète ; le bac pro MSPC (maintenance des systèmes de production connectés) ou MELEC ouvre aussi la porte. La branche propose des CQP (certificats de qualification professionnelle) de conducteur d'équipements industriels, souvent en contrat de professionnalisation. L'alternance et l'apprentissage sont très largement utilisés par les verriers (Verallia, Saint-Gobain, Pochet, O-I, Arc), qui recrutent aussi via l'intérim avant embauche.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Conducteur d'installations de production (CIP)
Autre
CS (ex-MC) Conducteur de machines de verrerie
Bac
Bac pro Pilote de ligne de production (PLP)

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro MSPC — Maintenance des systèmes de production connectés
CQP
CQP Conducteur d'équipements industriels (branche verre / miroiterie)
Bac+2
BTS Maintenance des systèmes option A — systèmes de production

Certifications et permis

Atout
CACES R489 (chariots de manutention) Très apprécié pour déplacer palettes de produits finis, moules et matières premières dans l'atelier.
Atout
Habilitation électrique BS / BE Manœuvre Permet d'effectuer les consignations simples et la maintenance de premier niveau sur les équipements.
Atout
Formation SST (Sauveteur secouriste du travail) Fréquemment demandée en verrerie où les risques de brûlure et de coupure sont réels.
Requis
Formation aux risques chimiques et port des EPI chaleur Accueil sécurité obligatoire avant toute prise de poste près des fours et des machines de formage.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Application des règles de sécurité et port des EPI
Important Maintenance de premier niveau
Indispensable Conduite de ligne de production automatisée
Indispensable Réglage de presses, moules et feeders
Indispensable Contrôle qualité et mesures dimensionnelles
Important Connaissance du cycle verrier (fusion, formage, recuisson)
Important Lecture de documents techniques et de paramètres machine

Les qualités qui comptent

Indispensable Vigilance et sens de l'observation
Indispensable Réactivité face aux aléas de production
Important Rigueur et respect des procédures
Important Esprit d'équipe (relève de poste en feu continu)
Important Résistance au bruit, à la chaleur et aux horaires postés

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

À la prise de poste, le conducteur de presses récupère les informations de l'équipe précédente : cadence, défauts constatés, réglages modifiés. Il surveille ensuite l'arrivée du verre en fusion depuis le four : le « feeder » découpe le flux en gouttes régulières (les *paraisons*) qui tombent dans les moules de la presse ou de la machine de formage. Son travail consiste à régler la température, le poids de la goutte, la pression et le timing des mouvements pour que chaque article soit conforme.

Toute la journée, il prélève des pièces pour les contrôler : épaisseur, dimensions, aspect, absence de bulles ou de fissures. Au moindre écart, il corrige les paramètres, change un moule usé, nettoie un poinçon. Il assure aussi la maintenance de premier niveau (graissage, remplacement de pièces d'usure) et appelle le service maintenance quand la panne le dépasse. Il renseigne les documents de production, suit les indicateurs de rebut et transmet ses observations aux équipes qualité et méthodes.

Les conditions de travail

On exerce ce métier en usine : verreries d'emballage (bouteilles, pots), flaconnage pour la parfumerie et la pharmacie, verre plat pour le bâtiment et l'automobile, arts de la table, verre technique. L'ambiance est chaude, bruyante et lumineuse près des machines — port obligatoire des EPI (chaussures de sécurité, gants anti-chaleur, protections auditives, lunettes).

Les fours verriers ne s'arrêtent jamais : la production tourne en feu continu, ce qui implique un travail posté en 3x8, 4x8 ou 5x8, avec des nuits, des week-ends et des jours fériés. Ce rythme est exigeant, mais il est compensé financièrement (prime de feu, majorations de nuit et de dimanche, primes de poste). On alterne entre station debout, déplacements le long de la ligne et surveillance depuis un pupitre de commande.

Télétravail Non
Horaires Nuit
Effort physique Modéré
Environnement usine, atelier
Comment ça évolue ?

On entre souvent sur la ligne comme opérateur, puis on devient conducteur, conducteur-régleur, puis référent ou chef d'équipe de quart. Avec de l'expérience et une formation complémentaire, on peut viser technicien de l'industrie du verre, technicien de maintenance, technicien qualité ou responsable de fabrication. Certains se spécialisent sur un procédé (soufflé-soufflé, pressé-soufflé, float, laminage) ou passent côté moulerie, réglage machine IS ou amélioration continue. Les compétences de conduite de ligne automatisée sont aussi transférables vers d'autres industries de process : plasturgie, papier-carton, agroalimentaire, céramique.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière verrière française compte plus de 40 sites industriels et environ 18 000 salariés (emballage, flaconnage, verre plat, isolation, fibre de verre, verres techniques). Les postes de conduite d'équipement font partie des recrutements réguliers de la branche, avec des difficultés récurrentes à pourvoir les postes en travail posté et en feu continu — un candidat motivé et prêt aux horaires décalés trouve donc assez vite. Le verre d'emballage profite de la demande en contenants recyclables et le flaconnage de luxe reste dynamique ; à l'inverse, le verre plat destiné à l'automobile souffre du repli de la production de véhicules neufs, et les coûts de l'énergie pèsent sur les fours. L'automatisation ne supprime pas ces postes mais les fait monter en technicité : on demande de plus en plus de compétences en réglage, en diagnostic et en pilotage numérique. L'intérim et l'alternance sont des portes d'entrée très courantes vers un CDI.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Conducteur / Conductrice de laminage en production transformation du verreConducteur / Conductrice de ligne en production de verreConducteur / Conductrice de machines de formage du verreConducteur / Conductrice de machines sur ligne de transformation du verreConducteur / Conductrice de soufflage en production et transformation du verreConducteur régleur / Conductrice régleuse en production transformation du verreConducteur régleur / Conductrice régleuse sur presse en production transformation du verreOpérateur / Opératrice feeder en production et transformation du verreConducteur / Conductrice de machine IS (Individual Section)Opérateur / Opératrice de formage du verreConducteur / Conductrice d'équipement de transformation du verre

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant