Chef / Cheffe de groupe affrètement

Cheffe de groupe affrètement
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Chef / Cheffe de groupe affrètement
Nigel Tadyanehondo / Unsplash
Salaire net ~2 184 – 4 290 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chef de groupe affrètement, c'est le cerveau qui trouve un camion, un bateau, un train ou un avion pour chaque marchandise à déplacer — au meilleur prix et dans les délais. À la tête d'une équipe d'affréteurs, il négocie avec les clients et les transporteurs, surveille les marges et débloque les imprévus. Un métier de négociation et de réactivité, où chaque journée ressemble à une partie de Tetris grandeur nature avec de vraies palettes et de vrais camions.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut
Expérimenté
4 290 €
net / mois
≈ 3,0 SMIC
5 500 € brut

Un affréteur débutant démarre plutôt autour de 2 000 à 2 400 € brut par mois. En prenant la responsabilité d'un groupe (après 3 à 5 ans), la fourchette monte à environ 2 800–3 600 € brut mensuels, et un chef de service confirmé dans un grand groupe ou sur des flux internationaux peut dépasser 5 000 à 5 500 € brut. La part variable est importante : primes indexées sur la marge dégagée et sur le chiffre d'affaires du service, pouvant représenter 10 à 20 % de la rémunération annuelle. Un véhicule de fonction est fréquent sur les postes d'encadrement. Attention aux chiffres très élevés affichés par certains agrégateurs de salaires (Glassdoor annonce des moyennes supérieures à 100 k€/an) : ils mélangent visiblement ce métier avec des fonctions de direction et ne reflètent pas le marché français.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA)

L'entrée dans la filière se fait le plus souvent avec un Bac+2/Bac+3 en transport-logistique : le BTS GTLA (gestion des transports et logistique associée) est la voie la plus classique, complété ou remplacé par le BUT MLT (management de la logistique et des transports) ou une licence professionnelle logistique/transports internationaux. Le titre Responsable production transport logistique (RPTL) d'AFTRAL-ISTELI, très ancré dans le secteur, est une autre porte d'entrée reconnue, souvent en alternance.

Le poste de chef de groupe s'obtient rarement à la sortie de l'école : il faut compter 3 à 5 ans d'expérience comme affréteur ou exploitant transport. La promotion interne est le chemin dominant. Les profils Bac+5 (master supply chain, école de commerce avec spécialisation transport) accèdent plus vite à l'encadrement, mais l'expérience terrain reste le critère numéro un des recruteurs. L'alternance est fortement conseillée : elle permet de connaître les transporteurs et les bourses de fret avant même le diplôme.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA)
Bac+3
BUT Management de la logistique et des transports (MLT), parcours mobilité et supply chain connectées
Bac+3
BUT Management de la logistique et des transports (MLT), parcours mobilité et supply chain durables
Bac+3
Titre Responsable production transport logistique (RPTL) — AFTRAL / ISTELI

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence professionnelle Logistique et transports internationaux
Bac+2
BTS Commerce international à référentiel commun européen
Bac+5
Master Management de la supply chain / Transport et logistique (université ou école de commerce)

Certifications et permis

Atout
Attestation de capacité professionnelle de commissionnaire de transport Indispensable uniquement pour diriger sa propre société de commission de transport ou en être le gestionnaire déclaré, pas pour être salarié.
Atout
Permis B Utile pour se déplacer sur les sites clients, les quais et les plateformes logistiques.
Atout
Certification d'anglais professionnel (TOEIC, Linguaskill) Très valorisée sur les flux internationaux, où la négociation se fait souvent en anglais.
Atout
Formation ADR 1.3 (marchandises dangereuses) Sensibilisation exigée dès que l'on organise des transports de matières dangereuses.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais professionnel
Indispensable Négociation d'achat et de vente de prestations de transport
Indispensable Calcul et pilotage de la marge et de la rentabilité
Indispensable Maîtrise d'un TMS et des bourses de fret en ligne
Important Réglementation du transport de marchandises (national, européen, international)
Un plus Gestion des litiges et des assurances transport

Les qualités qui comptent

Indispensable Réactivité et gestion du stress
Important Sens de l'organisation et des priorités
Indispensable Management et animation d'équipe
Indispensable Sens de la négociation et goût du contact
Important Rigueur et fiabilité des engagements

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Quand une entreprise doit envoyer 20 palettes de Lille à Barcelone pour jeudi, elle ne possède pas forcément les camions : elle passe par l'affrètement. Le chef de groupe affrètement pilote l'équipe qui va trouver le bon transporteur, négocier le prix d'achat de la prestation, la revendre au client avec une marge, et suivre l'acheminement jusqu'à la livraison.

Au quotidien, il répartit les dossiers entre ses affréteurs, arbitre les cas compliqués (retard, litige, marchandise refusée), négocie les contrats-cadres avec les gros clients et avec les sous-traitants, et surveille en permanence deux indicateurs : le taux de remplissage des camions et la marge dégagée sur chaque opération. Il travaille sur des outils spécialisés — TMS (logiciel de gestion des transports), bourses de fret en ligne type B2P ou Teleroute, tableurs de suivi de rentabilité — et passe une bonne partie de sa journée au téléphone et par mail. Il développe aussi le portefeuille : trouver de nouveaux clients chargeurs, élargir le réseau de transporteurs partenaires, notamment à l'étranger.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce principalement en bureau, dans une agence de transport, chez un commissionnaire de transport, un transitaire ou dans le service logistique d'un industriel ou d'un distributeur. Les journées commencent tôt (les camions partent tôt) et les horaires peuvent déborder quand un dossier coince : c'est un métier réactif, où l'on gère plusieurs urgences en parallèle. Le télétravail est possible mais souvent partiel, car la proximité avec l'équipe et les quais reste utile.

L'anglais est quasi indispensable dès que l'on touche à l'international, et une deuxième langue (espagnol, allemand, polonais) est un vrai atout sur les flux européens. L'ambiance est celle d'un plateau commercial : rythmé, bruyant, avec une culture du résultat et des objectifs chiffrés. Le stress fait partie du décor, mais la contrepartie est une grande autonomie et le sentiment très concret de faire bouger les choses.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, entrepôt
Comment ça évolue ?

On n'arrive presque jamais directement à ce poste : le parcours type est affréteur pendant 3 à 5 ans, puis chef de groupe encadrant 3 à 10 personnes. Ensuite, plusieurs pistes s'ouvrent : responsable d'exploitation, directeur d'agence transport, responsable transport chez un chargeur industriel, ou spécialisation sur un mode (aérien, maritime, ferroviaire) et sur des flux à forte valeur (froid, matières dangereuses, hors gabarit).

Certains franchissent le pas de l'entrepreneuriat en créant leur propre société de commission de transport — à condition d'obtenir l'attestation de capacité professionnelle et l'inscription au registre des commissionnaires. D'autres évoluent vers la supply chain au sens large (achats transport, pilotage de flux, direction logistique), où l'expérience de la négociation d'achat de transport est très recherchée.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le transport-logistique est le 5e recruteur de France, avec plus de 45 000 projets de recrutement par an sur les seuls métiers du transport routier de marchandises et de voyageurs, et 46 % des entreprises du secteur déclarent peiner à recruter. L'affrètement en particulier souffre d'un déficit de notoriété auprès des jeunes alors que les postes sont nombreux, notamment en Île-de-France, dans les Hauts-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et autour des grands ports (Le Havre, Marseille). Les profils qui savent négocier, parler anglais et manier les outils numériques (TMS, bourses de fret, données de marché) sont particulièrement recherchés. La digitalisation du secteur — plateformes d'affrètement en ligne, transporteurs numériques — transforme le métier sans le faire disparaître : elle déplace la valeur vers l'analyse, la relation client et l'optimisation des marges.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe de service affrètementResponsable du service affrètementResponsable affrètementResponsable d'affrètementTeam leader affrètementChef d'équipe affrètementCharter manager

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entreprise