En début de carrière, on tourne autour de 1 900 à 2 200 € brut par mois (soit environ 1 550 à 1 750 € net), avec beaucoup d'offres de clubs et de comités calées sur la convention collective nationale du sport, groupes 3 à 5. Après quelques années et avec des responsabilités d'encadrement, la rémunération monte vers 2 800 à 3 500 € brut. Les salaires les plus élevés se trouvent dans les grandes fédérations, les ligues professionnelles et les entreprises du secteur ; les petits clubs et associations restent proches du minimum conventionnel. Certains postes comportent une part variable liée aux partenariats décrochés, et beaucoup incluent des avantages annexes (véhicule de service, prise en charge du transport).
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible à partir de bac+2, mais la majorité des offres demandent un bac+3 à bac+5. Trois grandes voies : l'université (licence STAPS management du sport, puis master STAPS management du sport, licence pro gestion et développement des organisations sportives et de loisirs, BUT GACO parcours activités culturelles, sportives et touristiques) ; les diplômes d'État Jeunesse et Sport (DEJEPS mention développement de projets, territoires et réseaux, DESJEPS direction de structure et de projet), très valorisés dans le mouvement sportif et souvent préparés en alternance en CREPS ; et les écoles de management du sport privées (ESG Sport, ISG Sport, AMOS…). L'alternance est la voie royale : elle permet de connaître le tissu associatif local, ce que les employeurs recherchent en priorité. Une pratique sportive personnelle et un engagement bénévole dans un club pèsent presque autant que le diplôme au moment du recrutement.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Augmenter le nombre de licenciés, ouvrir une nouvelle section, lancer une offre « sport santé » ou « sport en entreprise », attirer un public qui ne pousse jamais la porte du club : voilà le quotidien du chargé de développement d'activités sportives. Concrètement, il analyse le territoire et les besoins (qui pratique quoi, où, avec quels équipements ?), construit un projet de développement, puis le pilote de A à Z. Il rédige des dossiers de subvention (ANS, collectivités, fondations), démarche des entreprises pour des partenariats et du sponsoring, prépare des budgets et rend des comptes aux financeurs. Il passe aussi beaucoup de temps à accompagner les clubs et les bénévoles : formation des dirigeants, aide au recrutement d'éducateurs, conseils sur la communication. L'autre moitié du métier est plus visible : organiser des journées découverte, des tournois, des interventions dans les écoles, animer les réseaux sociaux, gérer les relations presse et représenter sa structure lors d'événements.
On le trouve dans les fédérations et leurs ligues régionales ou comités départementaux, dans les clubs importants, dans les comités olympiques et sportifs (CDOS, CROS), les collectivités territoriales (services des sports), les associations type Profession Sport & Loisirs, et parfois dans des entreprises du secteur (salles de sport, organisateurs d'événements). Le poste mêle travail de bureau (dossiers, budgets, mails, visio) et beaucoup de terrain : visites de clubs, réunions partenaires, événements. Le permis B et un véhicule sont quasi indispensables, les déplacements sur le département ou la région étant fréquents. Les horaires suivent la vie sportive : réunions de bureau en soirée, compétitions et manifestations le week-end, avec des pics d'activité en début de saison et lors des grands événements. Le télétravail est possible sur la partie administrative, généralement un jour par semaine, mais le métier ne se fait pas à distance. Une bonne partie des postes sont en CDI, mais on trouve aussi des CDD liés à un projet ou à un financement, ainsi que des contrats de la fonction publique territoriale.
Avec de l'expérience, on peut prendre la direction d'un club ou d'un comité départemental, devenir directeur d'une ligue régionale, responsable d'un service des sports en collectivité, ou se spécialiser : sponsoring et partenariats, événementiel sportif, sport santé, sport et handicap, développement durable dans le sport. Le passage vers la communication et le marketing sportif (chargé de partenariats, responsable marketing d'un club professionnel) est courant, tout comme la bascule vers le développement commercial dans une entreprise du secteur. Certains évoluent vers la gestion d'équipements sportifs ou créent leur structure de conseil auprès des clubs. À l'inverse, des éducateurs sportifs rejoignent ce métier en complétant leur formation par un diplôme de management ou de gestion de projet.
Le secteur du sport a été porté par l'élan des Jeux de Paris 2024 et par le développement du sport santé, ce qui a créé des postes dans les fédérations, les comités et les collectivités. Les offres existent partout en France, y compris en zone rurale, souvent au sein de comités départementaux et de ligues régionales. Attention toutefois : beaucoup de postes dépendent de financements publics (Agence nationale du Sport, collectivités, dispositifs d'aide à l'emploi), ce qui rend certains contrats fragiles ou à durée déterminée. Le volume d'embauches reste limité comparé aux métiers d'encadrement sportif, et la concurrence est réelle car les formations en management du sport attirent beaucoup de candidats. Un profil qui combine diplôme, expérience en alternance et connaissance du tissu associatif local sort largement du lot.