Auteur-compositeur-interprète / Auteure-compositrice-interprète

Auteure-compositrice-interprète
À partir du Bac Emploi : Difficile
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Auteur-compositeur-interprète / Auteure-compositrice-interprète
Soundtrap / Unsplash
Salaire net ~1 170 – 3 120 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'auteur-compositeur-interprète écrit ses textes, compose ses mélodies et les chante lui-même, sur scène comme en studio. C'est un métier d'artiste complet, où l'on transforme ses émotions et ses histoires en chansons que le public s'approprie. Passionnant, mais exigeant : très peu d'artistes en vivent entièrement, et la persévérance compte autant que le talent.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 170 €
net / mois
< 1 SMIC
1 500 € brut
Expérimenté
3 120 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 000 € brut

Les revenus sont parmi les plus variables de tous les métiers. En début de carrière, un ACI vit surtout de cachets d'artiste (le cachet minimum conventionnel du spectacle vivant se situe autour de 130 à 160 € brut par représentation) et cumule souvent une activité annexe : les revenus mensuels tournent fréquemment autour ou en dessous du SMIC. Les droits d'auteur ne prennent le relais que si les titres tournent : selon les données Sacem, seuls environ 10 % des membres perçoivent plus de 1 000 € de droits par an, et une majorité des œuvres déposées ne génèrent rien la première année. Un artiste installé qui tourne régulièrement et dont les titres sont diffusés peut atteindre 2 500 à 4 000 € par mois, voire beaucoup plus pour les rares artistes à forte notoriété — mais ces cas sont exceptionnels et les fourchettes indiquées ici sont des ordres de grandeur, pas un salaire garanti.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : DNSPM — Diplôme national supérieur professionnel de musicien, discipline instrumentiste-chanteur

Aucun diplôme n'est légalement exigé pour devenir auteur-compositeur-interprète : le métier s'apprend surtout par la pratique intensive d'un instrument, du chant et de l'écriture. Un parcours fréquent commence au conservatoire ou en école de musiques actuelles dès le collège/lycée, éventuellement avec un bac techno S2TMD (option musique), qui permet de consacrer beaucoup d'heures à la pratique tout en préparant le bac. Après le bac, plusieurs voies existent : le DEM (diplôme d'études musicales) délivré par les conservatoires à rayonnement régional/départemental ; la certification AMMA « Artiste musicien·ne des musiques actuelles » (niveau bac+2) délivrée dans les écoles du réseau FNEIJMA ; le DNSPM (diplôme national supérieur professionnel de musicien, bac+3, niveau 6), en discipline instrumentiste-chanteur ou création musicale, accessible sur concours dans les pôles supérieurs et les CNSMD ; ou une licence de musicologie à l'université, souvent menée en parallèle d'une pratique en conservatoire. Des écoles privées spécialisées (CFPM, Music Academy International, ATLA, IMEP...) proposent des cursus « musiques actuelles » orientés scène, MAO et projet artistique. Dans tous les cas, la formation continue au chant et à l'écriture, les scènes ouvertes, les tremplins et les résidences comptent autant que le diplôme.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
DNSPM — Diplôme national supérieur professionnel de musicien, discipline instrumentiste-chanteur
Bac+3
DNSPM — Diplôme national supérieur professionnel de musicien, discipline création musicale contemporaine
Bac+2
AMMA — Artiste musicien·ne des musiques actuelles (FNEIJMA)
Autre
DEM — Diplôme d'études musicales (conservatoire à rayonnement régional ou départemental)

Diplômes envisageables

Bac
Bac techno S2TMD — Sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse, enseignement spécifique musique
Bac+3
Licence mention musicologie

Certifications et permis

Atout
Adhésion à la Sacem (auteur et/ou compositeur) Non obligatoire mais quasi incontournable en pratique pour déclarer ses œuvres et percevoir ses droits d'auteur (adhésion unique, environ 100 € en 2026).
Atout
Licence d'entrepreneur de spectacles vivants Utile si l'artiste auto-produit ses concerts ou organise lui-même ses dates au-delà du seuil de représentations autorisé.
Atout
Permis B Très pratique pour les tournées, le transport du matériel et les déplacements vers les salles peu desservies.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Écriture de textes et de paroles de chansons
Indispensable Composition mélodique et harmonique
Indispensable Maîtrise d'un instrument (guitare, piano, machines...)
Important Technique vocale et interprétation
Important MAO et home studio (Ableton, Logic, Cubase, FL Studio)
Important Connaissance des droits d'auteur et de l'édition musicale (Sacem, contrats)
Un plus Arrangement et pré-production

Les qualités qui comptent

Indispensable Persévérance face aux refus
Indispensable Créativité et univers artistique personnel
Important Présence scénique et aisance devant un public
Important Autonomie et gestion de sa propre carrière
Un plus Capacité à accepter la critique et à retravailler ses morceaux

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'auteur-compositeur-interprète (souvent abrégé « ACI ») cumule trois casquettes : il écrit les paroles (auteur), compose la musique (compositeur) et interprète lui-même ses morceaux (interprète). Concrètement, une grande partie du temps se passe seul, à chercher une mélodie à la guitare ou au piano, à retravailler un texte ligne par ligne, à enregistrer des maquettes sur son ordinateur (MAO : Ableton, Logic, Cubase, FL Studio...). Vient ensuite le travail collectif : séances en studio avec un arrangeur et un ingénieur du son, répétitions avec les musiciens, filages avant une tournée.

À côté de la création pure, il y a tout le reste : déclarer ses œuvres à la Sacem, gérer ses droits d'auteur et ses contrats d'édition, alimenter ses réseaux sociaux et ses plateformes de streaming, démarcher des programmateurs de salles et de festivals, passer des auditions, rencontrer des labels et des éditeurs. Beaucoup d'ACI écrivent aussi pour d'autres artistes, ce qui constitue une source de revenus complémentaire souvent décisive.

Les conditions de travail

Le rythme est très irrégulier : des semaines calmes consacrées à l'écriture à la maison, puis des périodes très denses de résidence, d'enregistrement ou de tournée, avec des concerts en soirée, des trajets, du matériel à porter et des nuits courtes. Le métier n'a pas d'horaires de bureau. La plupart des ACI cumulent deux statuts : artiste-interprète intermittent du spectacle (cachets pour les concerts, avec accès à l'assurance chômage sous conditions d'heures) et artiste-auteur (droits d'auteur perçus via la Sacem, déclarés à l'Urssaf). Aucun diplôme n'est obligatoire pour exercer : ce sont la qualité des chansons, le travail et le réseau qui ouvrent les portes. Autre réalité à connaître : les revenus sont extrêmement inégaux, et une activité annexe (cours de musique, accompagnement d'autres artistes, composition à l'image) est fréquente, au moins au début.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement domicile, studio, scène
Comment ça évolue ?

Beaucoup d'ACI élargissent leur activité vers l'écriture et la composition pour d'autres interprètes, la réalisation artistique et la production de disques, ou la musique à l'image (films, séries, publicité, jeux vidéo). D'autres deviennent directeurs artistiques en label ou en maison d'édition, montent leur propre structure de production ou d'auto-édition, ou se tournent vers la transmission : professeur en école de musiques actuelles, animateur d'ateliers d'écriture de chansons, intervenant en conservatoire (avec le DE ou le CA de professeur de musique). Le passage à la scène élargie (comédie musicale, spectacle vivant) ou à d'autres formes d'écriture est également courant.

Perspectives d'emploi

Difficile

Il n'y a pas d'« offres d'emploi » d'auteur-compositeur-interprète : on ne postule pas, on construit un projet artistique et on se fait repérer. Le nombre de candidats est très supérieur au nombre d'artistes qui parviennent à vivre de leur musique. Le secteur de la musique et du spectacle vivant s'est stabilisé depuis 2023-2024 selon le baromètre de l'emploi du CNM, et le streaming a fait progresser les collectes de droits (1,6 milliard d'euros collectés par la Sacem en 2024), mais ces revenus restent très concentrés sur une minorité d'artistes. Les points d'entrée concrets : scènes ouvertes, tremplins, dispositifs d'accompagnement (SMAC, CNM, régions), réseaux sociaux et plateformes, où se repèrent aujourd'hui une bonne partie des nouveaux talents. La pluriactivité (écrire pour d'autres, enseigner, composer pour l'image) est la norme plutôt que l'exception.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Auteur-compositeur / Auteure-compositriceAuteur-interprète / Auteure-interprèteCompositeur / CompositriceAutrice-compositrice-interprèteACIChanteur-compositeur / Chanteuse-compositriceParolier / ParolièreSinger-songwriterArtiste-auteur de musique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurIntermittent du spectacle