En début de carrière, le salaire brut mensuel se situe entre 2 000 € et 2 300 € selon le secteur et la taille de l'entreprise (source CIDJ), soit environ 27 000 à 30 000 € brut annuels. Avec un bac+3 et une première expérience en alternance, on peut démarrer un peu plus haut (jusqu'à 34 000 € brut annuels). Après 4 à 5 ans, la rémunération atteint couramment 2 800 à 3 200 € brut mensuels, avant le passage au poste de contrôleur de gestion (souvent 3 300 à 4 000 € brut). Les grands groupes et les sociétés cotées paient nettement mieux que les PME, et un variable ou une prime d'intéressement s'ajoute fréquemment au fixe. L'Île-de-France reste la région la plus rémunératrice (+10 à 20 %).
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible dès bac+2, ce qui en fait une porte d'entrée intéressante dans la finance d'entreprise sans faire cinq ans d'études. Le parcours le plus courant démarre par un BTS comptabilité et gestion (CG) ou un BTS gestion de la PME, souvent en alternance. Le BUT GEA parcours « contrôle de gestion et pilotage de la performance » (bac+3, en IUT) est le diplôme le plus directement ciblé sur ce métier.
À bac+3, on trouve aussi la licence professionnelle métiers de la gestion et de la comptabilité : contrôle de gestion, la licence CCA (comptabilité contrôle audit) et le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), très reconnu par les employeurs.
Les lycéens venant d'un bac STMG (spécialité gestion et finance) ou d'un bac général avec spécialité mathématiques et/ou SES sont les mieux préparés. L'alternance est fortement recommandée : la plupart des recrutements sur ce type de poste privilégient les profils déjà passés en entreprise. Pour évoluer ensuite vers contrôleur de gestion confirmé, une poursuite en master CCA, master contrôle de gestion et audit organisationnel, école de commerce ou DSCG est la suite logique — souvent réalisable en formation continue tout en travaillant.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Au quotidien, l'assistant de contrôle budgétaire collecte les données auprès des différents services (production, commercial, achats, RH) et des logiciels de l'entreprise (ERP type SAP, Sage ou Oracle). Il saisit, vérifie et fiabilise ces chiffres : une erreur de virgule et tout le reporting est faussé.
Il construit et met à jour les tableaux de bord : chiffre d'affaires par produit, coût de revient, marge par client, suivi des dépenses par service. Il calcule les fameux « écarts » entre le budget prévu et le réalisé, puis cherche à comprendre d'où ils viennent — une commande annulée ? une hausse du prix des matières premières ?
Il participe à la préparation du budget annuel et à ses révisions (les « forecasts » trimestriels) en compilant les prévisions de chaque service. Il rédige des notes de synthèse et des présentations pour son responsable, et échange régulièrement avec les opérationnels pour obtenir des explications. Il peut aussi aider lors des clôtures comptables mensuelles ou d'un audit interne.
Le métier s'exerce en bureau, au sein du service financier d'une entreprise (industrie, distribution, services, banque, mais aussi hôpital, collectivité ou association). L'assistant travaille sous la responsabilité d'un contrôleur de gestion ou d'un responsable administratif et financier, en lien permanent avec les autres services.
Les horaires sont généralement classiques (9h-18h), mais deviennent plus intenses lors des « périodes de clôture » : fin de mois, fin de trimestre et surtout budget annuel (souvent l'automne) sont des pics de charge où les journées s'allongent. Le télétravail partiel est courant, puisque l'essentiel du travail se fait sur ordinateur — mais la présence sur site reste utile pour aller chercher l'information auprès des équipes. L'effort physique est nul : c'est un métier assis, devant des écrans, où la fatigue est plutôt visuelle et mentale.
C'est un poste tremplin. Après 3 à 5 ans, l'assistant devient naturellement contrôleur de gestion à part entière, éventuellement en se spécialisant : contrôle de gestion industriel, commercial, social (masse salariale) ou en systèmes d'information de gestion.
Ensuite, les portes s'ouvrent vers responsable du contrôle de gestion, responsable administratif et financier (RAF) puis directeur administratif et financier (DAF) — souvent après avoir complété sa formation initiale par un master ou un DSCG. D'autres bifurquent vers l'audit interne ou externe, le conseil, la data analyse financière ou la comptabilité en cabinet d'expertise comptable. Poursuivre ses études en alternance tout en occupant ce poste est un accélérateur très efficace.
Le contrôle de gestion est une fonction support recherchée : plus de 1 800 offres de contrôleur de gestion étaient publiées sur Hellowork à l'été 2026, et les postes d'assistant ou de junior constituent une part importante des recrutements. La demande est portée par la pression sur les coûts, la complexité croissante des chaînes d'approvisionnement et la digitalisation des outils financiers. Tous les secteurs recrutent — industrie (automobile, aéronautique, pharmacie), distribution, services numériques, cabinets de conseil, mais aussi hôpitaux et collectivités. L'alternance est la voie d'entrée privilégiée : beaucoup d'assistants sont embauchés dans l'entreprise où ils ont fait leur apprentissage. Point de vigilance : l'automatisation des tâches de collecte et de saisie fait évoluer le métier vers plus d'analyse et de maîtrise des outils de data (Power BI, SQL) — les profils qui ne font que « faire tourner des tableaux Excel » seront moins recherchés que ceux capables d'interpréter les chiffres.