Vendeur de tabac-presse / Vendeuse de tabac-presse

Vendeuse de tabac-presse
À partir du CAP / BEP Emploi : Stable
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Vendeur de tabac-presse / Vendeuse de tabac-presse
Claudio Schwarz / Unsplash
Salaire net ~1 427 – 1 872 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Au bureau de tabac ou au kiosque, tu vends bien plus que des journaux : jeux à gratter, timbres, recharges téléphoniques, colis, confiseries, cigarettes électroniques... Tu es souvent la première personne que les gens croisent le matin, et le commerce du quartier tourne grâce à toi. Un métier de contact, accessible sans grand diplôme, qui peut mener jusqu'à gérer ton propre commerce.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 427 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 830 € brut
Expérimenté
1 872 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut

Pour un vendeur ou une vendeuse salariée, le salaire de départ se situe au niveau du SMIC (1 867 € brut par mois pour 35 h depuis juin 2026), parfois complété par des primes liées au chiffre d'affaires ou aux jeux. Avec de l'expérience et des responsabilités (ouverture/fermeture, gestion des commandes, encadrement), on atteint 2 000 à 2 400 € brut. Le revenu du buraliste gérant obéit à une logique totalement différente : il est rémunéré par une remise sur le prix de vente du tabac (10,29 % brut, 8,35 % net en 2026) à laquelle s'ajoutent les marges libres sur la presse, les jeux, la confiserie et les services. En pratique, cela va d'environ 30 000 à 40 000 € net par an pour un petit commerce rural à 50 000-80 000 € net pour un établissement urbain diversifié, davantage pour les gros points de vente multi-activités — mais avec l'investissement et les risques d'un chef d'entreprise.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Équipier polyvalent du commerce

Aucun diplôme n'est légalement exigé pour être vendeur ou vendeuse en tabac-presse : beaucoup débutent en job étudiant ou en contrat court. Un diplôme reste un vrai atout pour être embauché et évoluer. Voie la plus directe : le CAP équipier polyvalent du commerce (2 ans après la 3e, possible en apprentissage), puis éventuellement le bac pro métiers du commerce et de la vente option A (animation et gestion de l'espace commercial). Pour viser un poste de responsable ou la reprise d'un commerce, le BTS management commercial opérationnel (MCO) apporte les bases de gestion, de stock et de management. En reconversion, le titre professionnel conseiller de vente permet une qualification en quelques mois. Pour devenir buraliste gérant, le parcours est différent du diplôme : il faut être majeur, de nationalité française ou ressortissant de l'UE, avoir un casier judiciaire vierge, déposer un dossier auprès de la Direction régionale des douanes (DGDDI) et suivre la formation obligatoire agréée avant de signer le contrat de gérance (conclu pour 3 ans, renouvelable).

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Équipier polyvalent du commerce
Bac
Bac pro Métiers du commerce et de la vente, option A — animation et gestion de l'espace commercial

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Management commercial opérationnel (MCO)
Autre
Titre professionnel Conseiller de vente

Certifications et permis

Requis
Formation « débit de tabac » agréée par la Douane (3 à 5 jours) Obligatoire pour devenir buraliste gérant : elle couvre la réglementation du tabac, la gestion commerciale et les obligations fiscales, et doit être suivie avant la signature du contrat de gérance.
Requis
Agrément de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) Indispensable pour exploiter un débit de tabac : dossier avec casier judiciaire vierge, attestation de moralité et business plan déposé auprès de la direction régionale des douanes.
Atout
Permis d'exploitation (débit de boissons) Nécessaire si le point de vente est adossé à un bar ou vend de l'alcool à consommer sur place.
Atout
Formations opérateurs de jeux (FDJ, PMU) Formations courtes dispensées par les opérateurs pour maîtriser les terminaux de loterie et de paris et la réglementation des jeux.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Tenue de caisse et encaissement
Indispensable Réglementation du tabac et des jeux (vente interdite aux mineurs)
Indispensable Gestion des stocks, commandes et retours d'invendus presse
Important Utilisation des terminaux de jeux et de services (FDJ, PMU, colis, paiement de proximité)
Important Mise en rayon et présentation du point de vente
Un plus Gestion administrative et suivi commercial de base

Les qualités qui comptent

Important Ponctualité et fiabilité
Indispensable Sens du contact et du service
Indispensable Rigueur et honnêteté (manipulation d'argent)
Important Sang-froid face aux incivilités
Important Rapidité et gestion du flux de clients

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence tôt : réception et tri des journaux et magazines livrés à l'aube, mise en rayon, retour des invendus de la veille. Puis c'est le flux client : vendre les produits du tabac, valider et payer les jeux à gratter et les tickets de loterie (FDJ, PMU), délivrer des timbres postaux et fiscaux, recharger des cartes téléphoniques, remettre ou expédier des colis, encaisser des amendes ou des factures via les services de paiement de proximité. Tu conseilles aussi sur les cigarettes électroniques et les liquides, tu vends des confiseries, des boissons, de la papeterie. Entre deux clients : réassort des rayons, commandes aux fournisseurs, comptage et tenue de caisse, et le nettoyage du point de vente. Tu dois aussi appliquer la loi, notamment le refus de vente de tabac et de jeux aux mineurs — un contrôle d'identité qui doit devenir un réflexe.

Les conditions de travail

On travaille debout, derrière un comptoir, dans un espace souvent restreint où il faut connaître par cœur l'emplacement de centaines de références. Les horaires sont décalés et étendus : ouverture très matinale, samedi travaillé, souvent le dimanche matin, parfois jusqu'en soirée quand le tabac est adossé à un bar. Le télétravail est impossible. Le port de charges reste léger (paquets de journaux, cartons de boissons) mais la station debout prolongée fatigue. La manipulation d'argent liquide impose une vigilance constante, et il faut savoir garder son calme face aux incivilités ou aux clients pressés. En contrepartie, c'est un métier où l'on connaît ses clients par leur prénom : dans beaucoup de villages, le buraliste est le dernier commerce ouvert.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement commerce, extérieur
Comment ça évolue ?

On entre souvent comme vendeur ou vendeuse polyvalente, éventuellement en apprentissage, puis on devient responsable de point de vente ou adjoint du gérant. L'évolution la plus emblématique, c'est de reprendre soi-même un débit de tabac : cela suppose d'obtenir l'agrément de la Douane (DGDDI), de suivre la formation obligatoire de 3 à 5 jours dans un centre agréé, d'avoir un casier judiciaire vierge et de racheter un fonds de commerce — un investissement lourd, rarement accessible avant quelques années d'expérience. D'autres bifurquent vers la vente spécialisée (vapestore, librairie-papeterie, presse-café), la grande distribution ou le management commercial avec un BTS. Le métier lui-même se transforme : la vente de tabac recule, et les buralistes deviennent des points de services de proximité (colis, banque, jeux, snacking), ce qui ouvre de nouvelles compétences à acquérir.

Perspectives d'emploi

Stable

Le réseau compte environ 23 000 buralistes en France et diminue lentement chaque année, sous l'effet de la baisse des ventes de tabac et des départs en retraite non remplacés. Mais ce recul ne signifie pas l'absence d'emplois : le turnover est élevé sur les postes de vendeur, les commerces recrutent régulièrement (temps partiels, remplacements, apprentissage) et beaucoup de gérants cherchent un repreneur. Le métier se transforme surtout : soutenus par le Fonds de transformation des buralistes (19,5 millions d'euros par an jusqu'en 2027, avec un objectif de 10 000 commerces accompagnés), les points de vente deviennent des relais de services de proximité — colis, paiement de proximité, banque, snacking, vapotage. Les profils à l'aise avec ces nouveaux services et le numérique sont les plus recherchés.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

BuralisteKiosquier / KiosquièreMarchand de journaux / Marchande de journauxVendeur / Vendeuse buralisteVendeur / Vendeuse de journauxVendeur / Vendeuse en articles pour fumeursVendeur / Vendeuse en bureau de tabacVendeur / Vendeuse en cigarettes électroniquesVendeur / Vendeuse en jeux et loterieVendeur / Vendeuse en kiosqueVendeur de presse / Vendeuse de presseVendeur en vapestore / Vendeuse en vapestoreEmployé / Employée de tabac-presseMarchand de presse / Marchande de presseDébitant de tabac / Débitante de tabacGérant / Gérante de bureau de tabac

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entrepriseCommerçantApprenti / Alternant