En début de carrière, comptez environ 1 900 à 2 300 € brut par mois (24 000 à 28 000 € brut annuel), le plus souvent avec un fixe complété d'une part variable sur objectifs. Après 5 ans, la rémunération tourne autour de 2 600 à 3 000 € brut mensuels, et un profil confirmé sur un secteur porteur ou en grands comptes peut dépasser 3 500 à 4 000 € brut avec les commissions. S'y ajoutent fréquemment un véhicule de fonction, une prime de panier et le remboursement des frais de déplacement.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie la plus directe est un BTS/BTSA en deux ans après le bac, très souvent en alternance : le BTSA technico-commercial option « produits de la filière forêt-bois » (ministère de l'Agriculture) est le diplôme historique du métier, et le BTS CCST (Conseil et commercialisation de solutions techniques) propose un domaine « bois et matériaux de construction ». On peut aussi arriver par un BUT Techniques de commercialisation, une licence professionnelle orientée commercialisation des produits bois, ou par une école d'ingénieurs de la filière (ESB Nantes, ENSTIB Épinal) pour les postes les plus techniques ou grands comptes. Les profils bac pro (Technicien conseil vente, Métiers du commerce et de la vente, ou bac pro du bois) peuvent entrer sur des postes de commercial sédentaire ou de vendeur en dépôt puis évoluer. Beaucoup d'employeurs recrutent aussi des personnes venues de la technique (menuisiers, charpentiers, techniciens forestiers) qui se forment ensuite à la vente : la connaissance du produit est un vrai atout dans cette filière.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Au quotidien, le technico-commercial produits bois jongle entre deux casquettes. Côté technique, il connaît ses produits sur le bout des doigts : essences (chêne, douglas, épicéa, bois exotiques), sciages, panneaux, lamellé-collé, bardages, produits d'ossature… Il sait quel bois convient à une terrasse exposée à la pluie, lequel est certifié PEFC ou FSC, et comment calculer un volume de grumes ou de sciages. Côté commercial, il prospecte de nouveaux clients (charpentiers, constructeurs bois, menuisiers, industriels de l'emballage, négoces, grandes surfaces de bricolage), analyse leurs besoins, chiffre des devis, négocie prix et délais, puis suit ses commandes jusqu'à la livraison.
Une bonne partie de son temps se passe en rendez-vous : visite d'un chantier, tour dans un atelier de menuiserie, passage sur un parc à grumes. Le reste est consacré au travail « en base » : relances téléphoniques, mise à jour du CRM, préparation des offres, échanges avec le bureau d'études, la production ou la logistique de sa propre entreprise. Dans certaines structures, il fait aussi de l'achat : négocier des lots de bois sur pied auprès de propriétaires forestiers, ou acheter des sciages à des fournisseurs français et étrangers.
C'est un métier itinérant. Le technico-commercial se déplace beaucoup sur un secteur géographique (un département, une région, parfois plusieurs pays à l'export) : le permis B et le véhicule de fonction font partie du package. Les horaires sont irréguliers, calés sur la disponibilité des clients — un charpentier se joint plus facilement à 7h30 qu'à 15h. Le télétravail est possible pour la partie administrative, mais il ne remplacera jamais le terrain : voir le bois, toucher le produit et rencontrer le client font partie du métier.
Les employeurs sont variés : scieries, coopératives forestières, négoces de bois et de matériaux, industriels de l'emballage ou de la palette, fabricants de charpentes et de maisons ossature bois, entreprises d'import-export. La rémunération associe presque toujours un fixe et une part variable liée aux résultats, ce qui rend les revenus assez évolutifs. La pression des objectifs annuels est réelle : il faut de la ténacité et savoir encaisser les refus.
Avec quelques années d'expérience, on peut viser un portefeuille plus stratégique (grands comptes, export), puis encadrer une équipe : chef des ventes, responsable commercial régional, directeur commercial. D'autres évoluent vers l'achat (acheteur bois, responsable approvisionnement), vers la direction d'une agence de négoce ou d'un dépôt, voire vers la reprise ou la création d'une entreprise de négoce. La double compétence technique + commerciale ouvre aussi des passerelles vers d'autres filières matériaux (métal, construction, isolation) où le même profil est recherché.
La filière forêt-bois recrute et peine à trouver des profils maîtrisant à la fois la technique du matériau et la vente : scieries, constructeurs bois et coopératives forestières citent régulièrement le technico-commercial parmi leurs postes difficiles à pourvoir. La dynamique de la construction bois, de la rénovation énergétique et du chauffage biomasse soutient la demande, tout comme les besoins en emballage et palette. Le marché reste cependant sensible à la conjoncture du bâtiment : les volumes de vente peuvent fluctuer d'une année à l'autre. Les offres se concentrent dans les régions à forte tradition forestière et industrielle (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Pays de la Loire).