Responsable de production en industrie du bois

À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
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Responsable de production en industrie du bois
Patrick Robert Doyle / Unsplash
Salaire net ~2 028 – 3 900 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le ou la responsable de production en industrie du bois est le chef d'orchestre de l'atelier : il décide de ce qu'on fabrique, avec quelles machines, dans quel ordre et avec quelle équipe. Charpentes, parquets, meubles, emballages, maisons ossature bois… c'est lui qui fait en sorte que les commandes sortent à l'heure, au bon prix et sans défaut. Un métier de terrain et de management, dans une filière qui recrute et qui surfe sur la construction écologique.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 028 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut
Expérimenté
3 900 €
net / mois
≈ 2,7 SMIC
5 000 € brut

En début de carrière, un responsable de production en industrie du bois se situe généralement entre 2 400 et 3 000 € brut par mois (environ 2 900 € brut pour un chef de fabrication débutant selon les données métier), soit près de 30 à 36 k€ brut annuels. Avec 3 à 7 ans d'expérience, la fourchette monte à 38 000–52 000 € brut annuels ; au-delà de 8 ans et sur un site important, on atteint 45 000–65 000 € brut annuels, soit 3 700 à 5 400 € brut mensuels. S'y ajoutent souvent une prime sur objectifs (productivité, qualité, sécurité), parfois un intéressement et un véhicule. Les écarts sont importants selon la taille du site, la région et le sous-secteur : la construction bois et les grands groupes de panneaux paient mieux que les petites scieries.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Licence professionnelle mention Bois et ameublement (parcours Responsable de production en industries du bois)

La voie la plus directe passe par un bac technologique STI2D ou un bac pro du bois (Technicien menuisier-agenceur, Technicien de scierie, Technicien constructeur bois), puis un BTS Développement et réalisation bois (DRB), un BTS Systèmes constructifs bois et habitat, un BTSA Gestion forestière ou un BUT Génie industriel et maintenance / QLIO. On complète ensuite par une licence professionnelle Bois et ameublement, dont un parcours s'appelle précisément « Responsable de production en industries du bois » (ESB Nantes, en apprentissage), ou une licence pro Production et gestion industrielle en bois. Les grands sites et les groupes recrutent aussi à bac+5 : diplôme d'ingénieur de l'École Supérieure du Bois (ESB, Nantes), de l'ENSTIB (Épinal, Université de Lorraine), d'Arts et Métiers, ou master Génie civil parcours architecture-bois. L'alternance est la voie royale : elle permet d'apprendre le management d'équipe en situation réelle, ce qui est déterminant pour ce poste. Une promotion interne est également fréquente pour des chefs d'atelier expérimentés qui se forment à la gestion de production.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle mention Bois et ameublement (parcours Responsable de production en industries du bois)
Bac+2
BTS Développement et réalisation bois (DRB)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École supérieure du bois (ESB)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Systèmes constructifs bois et habitat
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'ENSTIB (Université de Lorraine, filière bois)
Bac+3
BUT Qualité, logistique industrielle et organisation (QLIO)
Bac
Bac pro Technicien menuisier-agenceur / Technicien de scierie

Certifications et permis

Atout
CACES R489 (chariots de manutention automoteurs) Très utile pour circuler et manœuvrer en atelier, et pour comprendre/encadrer les flux de matière.
Atout
CACES R484 (ponts roulants et portiques) Fréquent en scierie et sur les lignes de panneaux où les charges lourdes sont manutentionnées par pont.
Atout
Habilitation électrique (B0/BS ou BE Manœuvre) Permet d'intervenir ou de faire intervenir en sécurité sur les équipements de production.
Atout
SST — Sauveteur secouriste du travail Souvent demandé aux encadrants d'atelier, dans un environnement machine à risque élevé.
Atout
Formation Lean manufacturing / amélioration continue (5S, Kaizen, Green Belt) Un vrai atout pour piloter la productivité et les plans d'amélioration continue attendus sur le poste.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Anglais technique
Un plus Lecture de plans et de dossiers de fabrication
Important Gestion des stocks et des approvisionnements
Indispensable Gestion et ordonnancement de la production (GPAO)
Indispensable Connaissance du matériau bois et de ses procédés de transformation
Indispensable Pilotage d'indicateurs et analyse des écarts (productivité, rebuts, délais)
Important Application des règles de sécurité, hygiène et environnement (QHSE)
Important Amélioration continue et méthodes lean (5S, Kaizen)
Important Organisation de la maintenance du parc machine

Les qualités qui comptent

Important Diplomatie et gestion des conflits
Indispensable Management et animation d'équipe d'atelier
Indispensable Réactivité face aux aléas techniques et aux urgences
Indispensable Gestion des priorités et sens de l'organisation

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence rarement derrière un écran : le ou la responsable de production fait d'abord un tour d'atelier, vérifie que les machines tournent, que les équipes ont ce qu'il faut et que le planning de la veille a bien été tenu. Ensuite vient la partie pilotage : analyser les dossiers de fabrication, vérifier qu'une série est réalisable, calculer les besoins en matière première (grumes, panneaux, colles, quincaillerie) et en moyens humains, puis lancer et suivre le programme de production.

Au quotidien, il ou elle suit les indicateurs (volumes produits, taux de rebut, temps d'arrêt machine, délais), compare le réalisé au prévu et réajuste dès qu'un aléa arrive : une panne sur la ligne de sciage, une livraison de bois en retard, une commande urgente à insérer. Il ou elle organise aussi la maintenance du parc machine, contrôle la qualité des pièces, gère les stocks et fait respecter les règles de sécurité (port des EPI, protections sur les machines à bois, aspiration des poussières).

Enfin, c'est un vrai poste de manager : planifier l'activité de l'équipe, répartir les tâches avec les chefs d'atelier, intégrer et former les nouveaux, désamorcer les conflits, mener les entretiens professionnels et participer aux recrutements. Sans oublier les échanges avec les autres services (commercial, bureau d'études, achats) et avec les fournisseurs.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce dans des entreprises de première transformation (scieries, parcs à grumes) ou de seconde transformation : menuiserie industrielle, ameublement, panneaux, emballage et palettes, construction bois. On partage son temps entre l'atelier — bruyant, poussiéreux, où le port des EPI est obligatoire — et un bureau pour la planification, le reporting et les réunions. Les horaires sont souvent variables : présence tôt le matin pour le lancement des équipes, parfois en 2x8 ou 3x8 sur les sites qui tournent en continu, avec des pics d'activité selon les commandes.

C'est un métier qui demande de la réactivité et une concentration soutenue sur la durée : il faut arbitrer vite, rester disponible pour son équipe et tenir les objectifs de qualité, de coût et de délai en même temps. La dimension technique monte : machines à commande numérique, robotisation, logiciels de GPAO, normes environnementales et impératifs d'économie de matière et d'énergie.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement usine, atelier, bureau
Comment ça évolue ?

On arrive souvent à ce poste après quelques années comme chef d'atelier, technicien méthodes ou responsable ordonnancement, en développant ses compétences de gestion de production et de management. Ensuite, après une expérience significative, l'évolution logique mène vers des postes de directeur ou directrice technique, directeur industriel ou responsable de site. D'autres passerelles existent vers la qualité (responsable QHSE), les méthodes et l'amélioration continue (lean manufacturing), la supply chain, ou encore la reprise/création d'une entreprise de la filière bois.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière forêt-bois représente environ 396 000 emplois directs en France (78 000 en gestion forestière, exploitation et scierie ; 95 000 dans le travail du bois, l'ameublement et l'emballage ; 132 000 dans la construction bois ; 91 000 dans le négoce). Elle est portée par la construction bas carbone, la RE2020, l'écoconstruction et le bois énergie, avec une dynamique de recrutement en hausse en 2026 pour le secteur « travail du bois, papier, imprimerie ». Les entreprises signalent depuis plusieurs années de fortes difficultés à recruter et à fidéliser, au point d'organiser des campagnes nationales (journées #VeryWoodMétiers). Les profils d'encadrement capables de conjuguer connaissance du matériau bois, pilotage de machines automatisées et management d'équipe sont particulièrement recherchés — c'est un poste qui trouve preneur, y compris en zone rurale où sont implantées beaucoup de scieries et d'unités de transformation.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Adjoint / Adjointe chef d'atelier de fabrication en industrie du boisAdjoint / Adjointe chef de fabrication en industrie du boisChef / Cheffe d'atelier de conformation en industrie du boisChef / Cheffe d'atelier de presses en industrie du boisChef / Cheffe d'atelier en industrie du boisChef / Cheffe de fabrication en industrie du boisResponsable d'atelier en industrie du boisResponsable de fabrication en industrie du boisResponsable gestion de la production boisGestionnaire de production boisIngénieur / Ingénieure de production boisDirecteur / Directrice de production bois

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéApprenti / Alternant